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PVP 2011

Premier train samedi matin, au départ de Rennes pour Paris. J’enchaine directement avec un train de banlieue pour Saint Quentin. Le départ n’est pas tout proche de la gare, c’est un peu la galère avec la valise pour les vacances et le vélo dans le sac… Il y a beaucoup de nationalités, mais les échanges sont quasi inexistants. Je grignote un petit truc et remonte ma machine. Je passe aux inscriptions, rien a signaler.
J’attends mon ami qui passe me chercher sous une grosse chaleur, cela me permet de voir quelques amis cyclistes. La soirée avec mon ami est l’occasion de se promener aux étangs de Cergy, je ne pense pas trop à ce qui m’attend le lendemain, tant mieux…
Le lendemain, je prends deux trains pour rejoindre le départ, je croise un nordiste bien sympathique, on discute et on arrive a 11h. Il fait déjà chaud et je décide de manger tout de suite en arrivant pour bien digérer. Je croise un anglais déjà vu sur le brevet de 600, on discute pas mal mais le temps ne passe pas bien vite… Je reviens au gymnase vers 13h, il ne se passe pas grand chose, je reste à l’ombre, le soleil tape fort.
Peu avant 14h, je suis la meute et rentre dans la file pour prendre le départ. Nous sommes 1200 à partir à 16h, pour ne pas lâcher tout le monde en même temps, trois groupes de 400 partiront avec 20 minutes d’intervalle. Et tout le monde veut partir dans le premier… Après une heure à peu près à l’ombre, on nous avance, mais au soleil. Les premiers pointages ont lieu à 15h15, cela avance mais les 400 premiers vont sur la ligne. Une deuxième vague est lancée 20 minutes après, mais je suis juste derrière les derniers. Encore 20 minutes à attendre, debout au soleil. Tout le monde commence à en avoir marre… Nous partons finalement tant bien que mal à 16h50.
Le départ se fait sous bonne escorte, avec une voiture et deux motos. La vitesse est modérée, des retrouvailles entre anciens participants ont lieu, il y a une bonne ambiance. Le groupe est compact jusqu’à la première montée, je me sens pas super en forme et je sais qu’il faut laisser partir… Les groupes sont gros pendant encore un bon moment, avec pas mal de gens qui roulent à gauche, ce que je ne comprends pas trop… Les voitures en face doivent s’arrêter pratiquement dans le fossé pour ne pas rentrer dedans…
Après 50km, je commence à sentir mon genou, je ne m’affole pas et mouline le plus possible, je ne sens pratiquement rien lorsque je ne force pas. Et puis c’est très plat, avec un petit vent de face tout de même. Un coréen perd son chasuble, je lui signale et il fait demi tout pour aller le chercher. Il revient dans mon groupe et nous discutons un peu. Mon genou n’est pas bien vaillant, dès que je force cela me fait vraiment mal.
Plus nous approchons de Mortagne, plus la route se fait vallonée. Je suis à l’arrêt dans les montées, mon genou et mon mental ne suivent plus. A peine plus de 100km et déjà une belle inflammation du genou, je ne souhaite pas continuer.
Le contrôle me fait du bien, je passe par la Croix Rouge mettre de la glace et je mange un morceau. Je m’arrête assez longtemps et repars avec le coréen. Je reprends espoir, les vingt kilomètres suivant se passe bien, j’emmène quelques personnes dans mon sillage. Quelques groupes nous doublent, le coréen en prends un et me demande de le suivre. Le rythme n’est pas violent, mais mon genou se réveille petit à petit. La douleur est lancinente et modifie ma façon de pédaler. C’est très fatiguant, je suis beaucoup moins économe et je pédale pratiquement qu’avec la jambe droite. Quand je me lève sur les pédales, je le regrette assez vite, la douleur étant bien plus vive, mais au moins j’arrive à bien avancer.
Au fil des kilomètres, je me fais à la décision la plus raisonnable quant à la souffrance que je subis. Je ne me vois pas continuer comme cela encore plus de deux jours. J’aimerais tant continuer, mais ce n’est pas possible. Je suis très difficilement le même groupe. Je vois que les autres ne forcent pas, les montées sont pour moi très difficiles et je dois me battre pour ne pas m’arrêter au bord de la route.
Arrivé au contrôle de Villaines la juhelle, je vais pointer et retrouve l’anglais parti vingt minutes avant moi. Je discute avec lui et lui confie mon impossibilité de continuer. Je n’arrive pas à me faire à l’idée que je dois abandonner… J’ère dans le contrôle, n’osant pas demander ce qu’il faut faire pour se rendre. Je vérifie tout de même qu’il y a un dortoir, et je prends une bouteille d’eau pour réfléchir encore un peu. J’apprends que les gares les plus proches sont Alençon et Evron. Mon genou me fait mal quand je marche, je prends la décision et je passe au pointage pour connaitre la procédure. On me demande encore si je suis sûr, cela devient pénible après avoir croisé une connaissance qui m’a ris au nez quand je lui ai dit que j’arrêtais… Enlever la plaque du vélo me fait mal au coeur, je ne suis vraiment pas fier. Je prends une bonne douche et me couche avec envie de dormir autant pour me reposer mais surtout pour arrêter de cogiter. Il est pratiquement 3h du matin.
Un ronfleur me réveille à 6h, je n’ai toujours pas d’appétit, je n’ai rien mangé depuis des heures. La gare d’Evron est plus proche, mais les trains pour Paris sont des TGV après une correspondance au Mans, donc pas possible pour les vélos. Alençon est relié au réseau TER normand, avec correspondance pour Paris. Je pars avant l’aube, à pied dans Villaines, avec la honte d’abandonner. J’évite la route du PBP, je suis enfin seul sur la route. Je roule à ma main, je connais cette route, je l’ai déjà empruntée pour venir à Paris en juillet. La comparaison fait très mal, je comprends mieux mes sensations de la veille avec cette référence. Mon genou m’empêche de rouler à ma vitesse dans un facteur à peine croyable. J’arrive à la gare après 35km, et vois le panneau avec tous les trains supprimes… Il y a là un cycliste, on parle anglais, il est allemand et a abandonne dans la nuit, il avait déjà deux heures de retard au premier contrôle, je crois l’avoir vu vomir au bord de la route au départ. Il a insisté un peu après Villaines mais a fait demi tour après un nouveau vomi…
Le bus de remplacement ne pourra surement pas prendre les vélos, et il va au Mans, gare TGV où les vélos sont interdits. Je demande a la préposée si un train normand n’irait pas à Paris avec une halte proche, c’est le cas. Surdon est une tout petite gare à côté de Sées, une très jolie ville.
Le train est à 10h30, il nous reste à peine deux heures pour 30km, la route du retour est longue…
Arrivés à la gare, un troisième arrive, belge cette fois ci, mais aussi malade toute la nuit. On se sent beaucoup moins seul, l’abandon est moins amer.
Le train est bondé, je ne peux pas m’assoir avec eux, je reste garder les vélos. Deux heures plus tard, assis par terre, nous arrivons à Paris. Le belge repart vers le départ récupérer ses affaires, j’accompagne l’allemand vers la gare de l’est. Nous mangeons au Subway, bof bof… Sa conduite en ville est assez… spéciale! Il ne tient pas compte des panneaux ou des feux, je n’aime pas ça du tout! On arrive en début d’aprem à la gare de l’Est. Après quelques péripéties pour changer ses billets, il est contraint de prendre un hôtel et un billet à 200€ pour rentrer… Trop cher abandon, je suis triste pour lui. Il ne veut plus entendre parler de longue distance! Je le laisse sur le parvis, je dois encore aller à Cergy.
Je rejoins Nation en passant par le centre, ça grouille de touristes, même en vacances, Paris me saoule. Une fois sur le quai, je ne comprends pas trop les indications. Aucun train pour Cergy, l’une des trois branches ouest du RER A. Ne souhaitant ni aller à Saint Germain ni à Poissy, je prends l’autre choix, La Défense. Une fois arrivé, j’entends que la branche de Cergy est hors de service, bon… Je connais un peu le coin, je décide d’aller à Poissy et monter l’Hautil par Triel, connaissant déjà la route par Chanteloup (toujours l’escapade de juillet!).
Je me pose enfin à Cergy le Haut sur les coups de 17h, il me reste un peu de temps avant de retrouver mon ami, j’en profite pour boire une bonne bière en terrasse, je l’ai pas volée!

Rater son obejctif en cinq leçons

C’est assez facile même moi j’ai réussi!

- ne pas trop s’entrainer avant, cela risquerait d’être en forme le jour J. Il et préférable pour bien rater son objectif de forcer en permanence pendant que les autres se baladent
- partir sans compagnon de route, en cas de doute on est sur de flancher et de tendre vers la décision la plus facile
- ne pas prendre d’anti douleur. Un minimum de plaisir risquerait de favoriser un bon mental.
- partir vite en suivant des gens que l’on se sent capable de suivre (un jour ou on serait en forme). Bien sur la forme ne compte pas, se concentrer sur la vitesse et se dire que c’est pas insurmontable et qu’on va tenir
- évidemment, tomber quelques jours avant en fragilisant un tendon, le non objectif sera atteint!

Je posterais un compte rendu moins ironique cette semaine, j’aurais le temps….

Presque prêt!

Comme dirait l’autre, on a jamais été aussi prêt… heu près!

Le vélo et les bagages sont empaquetés, ils semblent d’ailleurs aussi impatient que moi de partir à l’aventure.

Ce moment avant de s’embarquer est si particulier, entre appréhension et envie, colère et plénitude, acuité et énervement. On se sent si vivant!

Mise à jour du genou en cours

Une visite à la médecine du sport ce matin m’a confirmé une partie de ce dont je me doutais : la douleur est uniquement due au traumatisme, tout va bien au niveau articulaire.
Le dessus du genou est encore un peu gonflé, pas cicatrisé et inflammé. Le médecin m’a prévenu des douleurs qui pourraient apparaître au cours de l’épreuve et m’a conseillé de bien tourner les jambes pour réduire la contrainte. Un doute subsiste quant à la nature de la blessure derrière la rotule, qui pourrait être aussi importante que devant. Au quel cas je le sentirais très vite si ce n’est pas assez cicatrisé avec une grosse inflammation.
Mon traitement est de prendre des anti inflammatoire pour réduire l’oedème, du cicatrisant sur la plaie et glace le soir. Les choses s’amélioreront encore en cinq jours, je suis optimiste avec le net progrès de ces cinq derniers jours!

Mauvaise sortie…

Je suis gentiment une voiture à un rond point, à la sortie il y a une petite portion commune avant la bifurcation bus à gauche et voitures à droite. Je suis la voiture, avec le vent dans le dos je peux la suivre à l’aise à 45/50.
Elle accélère, moi aussi, mais elle pille au niveau du sens interdit qui n’est pas très clair (il désigne la voie de gauche avec une petite flèche). Je n’ai pas le temps de freiner, ma roue touche le pare choc et je tape la voiture avec nez/menton (et sans doute les genoux). Je m’étale sur la route, je mémorise la plaque « par réflexe ». Je me sens pas trop mal, je saigne juste du nez pour le moment. La voiture de devant et de derrière s’arrête, ils sont super gentils, je ne peux pas vraiment leur en vouloir… Après un petit check up mon nez ne saigne déjà plus, mais les autres douleurs se signalent. Le vélo n’a rien comme la voiture (le pneu et le pare choc sont juste un peu brûlés au contact). Par contre je sens que mon genou n’est pas très vaillant. Ils proposent de me ramener, il me reste une quinzaine de kilomètres au plus court (au lieu des 60 prévus…). Je leur dis que ça ira, ils restent un bon moment s’assurer que je vais bien. Une fois partis je remonte sur le vélo et une douleur fulgurante me traverse le genou à l’extension. Et à la flexion ce n’est pas beaucoup mieux.
Le chemin du retour ne sera pas si difficile au niveau de la douleur, mais psychologiquement. Toute cette préparation pour échouer si prêt du but… Ou est-ce que dix jours sont suffisants pour que mon genou soit prêt à affronter 1250km? J’ai complètement perdu mon coup de pédale, je ne peux pas forcer avec la jambe gauche, et je souffre rien que de plier/déplier. J’appelle mon médecin sur la route, il ne consulte pas aujourd’hui et impossible de prendre un rendez vous demain…
Arrivé à la maison je ne peux pas marcher ou monter les escaliers normalement, la jambe tendue est la seule position que ne me fasse pas souffrir. J’essaye de me rassurer en me disant que ma rotule a sa mobilité sans douleur perçante, que c’est juste le tendon qui a pris un gros choc (juste au dessus de la rotule). Mais dix jours, c’est court…

Dernière ligne droite avant PBP!

Et oui, plus que quelques jours avant le départ du Paris Brest Paris 2011.

Après quelques week end festifs sans rouler, je pars ce week end vers Paris pour accumuler quelques kilomètres. Après une escale à Carrières sur Seine, je repars de Cergy le Haut/Courdimanche vers la Bretagne.

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Brevet 600 – compte rendu

Depuis une semaine j’étais très stressé par ce dernier brevet qualificatif pour le Paris Brest Paris de cet été. J’ai commencé à préparer mes affaires jeudi et vendredi soir tout était prêt pour le départ. Je suis même passé par le local des cheminots pour m’inscrire, le matin même c’est la cohue et de la perte de temps (et de sommeil!).
Le départ étant fixé à 5h dans le centre de Rennes, je dois partir à 4h en vélo de chez moi. Le réveil réglé à 3h20, je m’endors quelques heures avant. Lorsque celui ci sonne, j’appuye sur le mauvais bouton et l’éteins. Je me réveille en panique, 4h10! Je sais ce qu’il me reste à faire, tout est prêt, je passe devant le panneau d’information à côté de chez moi à 4h22. Le corps n’est pas d’accord pour rouler vite au sauté du lit, je lui force un peu la main, j’arrive au stade avec un gros 30 de moyenne.
Je suis presque en avance, j’ai le temps de saluer quelques connaissances, je tamponne ma carte de route et croise Hugues, avec qui j’ai fait le 1000 l’année dernière. Je prends des nouvelles et répare son connecteur de dynamo (le mien m’a déjà fait le coup!).
Enfin le départ, nous cheminons tranquillement vers le nord. Je fais connaissance d’un normand de Cabourg, on parle de la Corse! Je vois des petits groupes partir devant, je pourrais les suivre, mais la route est longue, très longue et je me connais… Nous arrivons alors à Tinteniac après 1h15 et 32km, soit une moyenne de 24km/h. Je n’ai pas vu le temps passé, j’ai l’impression d’être parti depuis 5 minutes. Je roule avec deux personnes de mon club, dont l’un ne veut pas s’arrêter. Nous repartons aussitôt et nous sommes vite rejoins par différents groupes à l’arrière. La montée vers l’antenne de Bécherel fait la sélection, nous serons un bon groupe jusqu’à Loudéac.
Il n’y a pas vraiment de grosse difficulté pour le moment, et tout le monde est encore en forme. Ce n’est pas très régulier et roule un peu vite dans les bosses, je préfère enrouler sur le plat et monter tranquille avec une telle distance. Je me fais gentiment engueulé par Dédé, l’un des deux de mon club. Non seulement je me fais traîner, et en plus je râle!
A Loudéac il est 9h passé et on ne tombe pas sur un bistrot d’ouvert rapidement. On fait une petite pause classique, tamponnage, café, toilettes et remplissage des bidons. J’en profite pour sortir un sandwich, je n’ai pas eu le temps de petit déjeuner encore! Nous repartons à 4, l’allure est bonne avec les très nombreuses cotes à la sortie de Loudéac. Nous croisons une cyclosportive en face, les signaleurs sont un peu perdus en nous voyant passer à contre sens, on a pas vraiment le temps d’expliquer ce que l’on fait à chacun d’entre eux! Après Corlay nous arrivons sur une grande route très désagréable, en file indienne pendant presque une heure avec pas mal de voitures. Je suis content de retrouver les petites routes avant Carhaix! Je prends de plus en plus de relais, les jambes répondent bien.
Arrivé à Carhaix, je perds mes compagnons de vue en allant acheter à manger. Je les attends à la sortie de la ville où je pique nique mais je ne les verrais jamais arriver. Je décide d’y aller, je me suis arrêté depuis une bonne demi heure. Je retrouve le frère de Daniel après Poullaouen, apparemment ils sont derrières, j’attends encore un peu… Je repars quand je vois passer un petit groupe de 4, tous étant de Pipriac. D’expérience ce sont les meilleurs groupes, solidarité et ambiance sont au rendez vous. La montée vers Roc Trévézel se fait avec le vent de face, je lâche un peu les chevaux et profite du paysage en haut. Je rencontre alors deux vélos couchés en transmission directe, je pose beaucoup de questions et j’apprends beaucoup! Je suis très bien à ce moment, je roule plutôt pas mal jusqu’à Brest.
Après un premier bar qui n’est pas encore à Brest, nous longeons un peu la mer jusqu’au bar suivant. Je prends un Coca avec Bertrand et Sébastien, mais on a faim! J’avais repéré un crêperie ouverte entre le pont et Brest, nous allons finalement sur le parking du front de mer dans une « baraque à crêpes ». C’est limite extrémiste, c’est galette nature ou beurre. J’en prends deux. Il fait aussi des crêpes au chocolat, j’en prends une!
Les nuages noirs arrivent, je vais essayer de rester devant… Je laisse mes compagnons après avoir franchis le pont Albert Louppe et je commence à sentir le poids de la fatigue. Les ascensions sont longues dans le Finistère, je monte au train en me fixant comme objectif Carhaix. Au Roc Trévézel je me couvre, la fraîcheur arrive en ce début de soirée. Je sais déjà ce que je vais manger et j’en salive d’avance. Il est plus de 22h et je n’ai pas envie de manger un de mes sandwichs dans un café. Je préfère une assiette kebab, assortiment de mouton, frites et salade. J’engloutis dûment mon assiette arrosé d’un Coca et d’un café. Je repars dans la nuit, il reste 200km. Je n’ai vu personne depuis Brest, les lumières sont de moins en moins souvent allumés et les bruits qui brisent le silence ne sont pas toujours rassurants.
Je retrouve la grande route de l’aller, qui me semble bien plus vallonnée au retour… J’aimerais m’arrêter après Corlay mais je ne trouve aucun endroit qui me convienne. A Allineuc, une fête de village éparpille les ivrognes sur la route, on s’attend pas à croiser un cycliste à 1h du matin! La route est difficile jusqu’à Loudéac, je passe les bosses tranquillement et constate le froid saisissant dans les descentes. Cela tombe bien, je m’arrête bientôt! Je cherche un distributeur de billet abrité, je ne verrais qu’après celui avec un sas… Je m’assois manger et boire. Je me sens terriblement fatigué, je rajoute une couche pour ne pas attraper froid. Il est 2h30 du matin, il reste 130km. La suite n’est pas difficile en elle même, mais j’ai de plus en plus de mal à monter les côtes. Quand mon coeur montait à 160 sans problème au début, je dois me faire violence pour être à 130. Là où j’étais à 125 dans les descentes, je descends sous les 100. Et plus le temps avance, moins j’arrive à rouler.
Après presque deux heures comme cela, je cherche un endroit pour m’arrêter me reposer un peu. Je balaye les environs avec mon phare dans le bourg d’Illifaut et trouve un abri bus… déjà occupé! Un anglais qui fait le brevet est déjà là. Il a eu un gros coup de barre cette nuit et essaye de récupérer. Nous discutons un petit moment et repartons. Je constate alors que je suis archi cramé, incapable de tenir quelque rythme que ce soit. Je prends sa roue, il n’est pas très frais non plus mais semble moins souffrir que moi.
Je l’ai déjà constaté dans les précédents brevets réalisé à bonne allure, je roule toujours trop vite au début. Pourtant je n’ai pas l’impression de forcer, tirer sur l’organisme, mais je paye très cher le rythme du début. C’est le cas ici. Le soleil n’est pas encore levé, je m’endors sur le vélo, il fait froid et je n’arrive pas à rouler à 25km/h, vent dans le dos. Je suis tant bien que mal un compagnon de fortune mais la tête n’y est pas. J’ai des doutes sur ma réelle volonté de faire le Paris Brest en aout, il y a tellement de belles choses à faire en vélo sans souffrir… Je m’accroche et fixe objectif après objectif. Saint Méen, Bécherel, Tinteniac. J’espérais arriver à 7h dans Tinténiac, pour un petit déjeuner au PMU avec des emplettes à la boulangerie. Nous avons beaucoup d’avance, les kilométrages n’étant pas très exacts sur la feuille de route. Je fais pointer nos cartes par la fenêtre derrière la boulangerie.
Nous repartons pour les 32 derniers kilomètres jusqu’à Rennes. Un petit vent de face rends les choses difficiles mais kilomètre après kilomètre nous franchissons les couronnes. Le mitage a fait des ravages par ici, comme les grands entrepôts en taule ondulée destinés à la consommation. Je suis pour le moment occupé à suivre mon ami anglais, mais je n’arrive pas à prendre de relai régulier. Je ne peux que me mettre en danseuse et faire des acoups… Enfin nous franchissons une rocade, puis une deuxième, avant d’arriver sur les grands boulevards. Nous traversons la ville très lentement, au gré des feux et des taxis qui nous manquent pas de faire comprendre qu’on les gêne. Nous arrivons au stade à 8h30, sous les premières gouttes. Les cheminots sont très bavards, cela change du calme des dernières heures! Je prends un sandwich et un café, salue l’anglais et reprends la route sous une pluie plus forte. J’arrive enfin chez moi à 9h30, je range le vélo en enlevant sacoches et bidons. Je pose tout cela dans un coin et m’allonge pour réfléchir au plan d’action. Je n’ai plus d’énergie, autant bien réfléchir avant comment ne pas la gaspiller!
Je suis dans mon lit à 10h30, bonheur!

Au cours de ces 600km j’ai souvent pensé à Éric Vincent, participant au brevet de Gap assassiné par un chauffard il y a une semaine. RIP

Brevet de 400 validé!

Le départ était à 16h de Saint Méen le Grand, pour nous emmener faire un petit tour de Bretagne. Je suis arrivé à 8h, en bien meilleur état que l’année dernière!


http://www.endomondo.com/workouts/11177324

Nouveau vélo!

Randonneuse

J’ai acheté un premier vélo en décembre pensant pouvoir l’utiliser pour les brevets, j’ai eu quelques problèmes pour le faire repeindre et j’ai du utiliser mon Kona Honky Tonk pour les premières randonnées et le premier brevet de 200km, qualificatif pour Paris Brest Paris. Cela a été une expérience assez désagréable, ne pouvant rouler aussi vite que les autres dans les bosses…

Bref, dans un moment d’égarement, je me suis retrouvé à chercher des vélos en titane sur Troc Vélo. J’ai trouvé une affaire que je considère comme bonne, un Lapierre de 2000 correctement équipé. Nous faisons le détour par Angers un dimanche soir au grand désespoir d’Aurélie et je discute PBP avec le vendeur, qui a eu la malchance de tomber durant sa préparation cette année sans avoir fait le moindre brevet qualificatif…

Après avoir roulé quelques kilomètres avec, je me dis que ce serait un bon vélo pour les longues distances. Il est assez typé course, je dois donc modifier deux trois choses.

Tout d’abord j’ajoute une petite sacoche à l’avant, afin de mettre nourriture, papiers, téléphone et vêtements. J’ai un peu de mal à mettre mon support GPS, la pièce commandé pour le mettre au dessus de la potence n’est toujours pas arrivée au magasin. Je coupe un peu la guidoline et cale le support contre l’attache de la sacoche, pas top pour le moment…

Je conserve d’ailleurs le cintre et la potence, même si je trouve cette dernière comme la pièce la plus moche du vélo… La fourche droite en carbone n’est pas confortable, il faudra faire avec aussi…

Je change la roue avant par une roue commandée il y a quelques temps. Le poids est à peu près identique, sinon que j’ai désormais un moyeu dynamo! La résistance est très faible lumière éteinte, et la nuit au moins je vois en permanence!

Je bidouille une lampe que j’avais que je croyais irrécupérable (fixation cassée), cela me semble assez solide pour quelques milliers de kilomètres! Je mets aussi des pneus avec un bon compromis poids/solidité, avec une large section de 25mm.

J’ai conservé les portes bidon d’origine, en plastique, euh en carbone pardon! Je monopolise un porte bidon pour mes outils, l’autre acceuillant un grand bidon.

Lui ayant laissé la selle, j’ai monté une selle en cuir pas encore faite (la faite est sur le vélo en peinture…), elle est déjà confortable neuve, mais une fois adaptée à ma morphologie, c’est royal!

En ce qui concerne la transmission et la roue arrière, j’ai juste changé le pneu. Les développements sont un peu gros, mais cela n’est pas trop grave pour le moment, pas de col de prévu avant quelques mois…

  • Cadre : Lapierre Titane 2000
  • Selle : Brooks Swift
  • Potence/cintre/tige de selle : ?
  • Manettes : Campa Record 9 Vitesses
  • Freins : Campa Mirage
  • Pédalier : Dura Ace 52/44
  • Roue arrière/cassette : ?
  • Dérailleurs : Campa Record
  • Pneus : Shwalble Durano
  • Roue avant : Shimano DH3N80 / Mavic CXP 33
  • Lumière avant : Busch&Muller Cyo
  • GPS : Garmin Dakota 20

PBP 2011

Bon les choses commencent doucement à se mettre en place pour le gros objectif 2011 : Paris-Brest et son retour!
Le matériel et le bonhomme préparent gentiment l’hiver, 25/30 km par jour pour le moment, juste pour aller au boulot en fait (et oui, j’aime bien être au chaud l’hiver!). J’ai acheté un nouveau clou en acier, j’espère qu’il fera l’affaire pour cette utilisation, sinon j’ai toujours mon vélo campeur qui me convient bien mais un peu lourd…
Tout commencera vraiment en mars avec le premier brevet qualificatif jusqu’au 600km de juin. Ayant fait 1000km cette année, ainsi que deux 24h en vtt, je sais à peu près à quoi attendre de mon physique, il faut espérer que la tête suive aussi!
Pour info, l’aller, et le retour!

Aller

Title: PBP 2011 aller
Track lenght: 612.67Km.
Altitude range: 337m. (Min height: 4m. Max height: 341m.)
Total climb: 3234m. Total descent: 3308 m.
Page link: http://www.paris-brest-paris.org/pbp2011/index2.php?lang=fr&cat=accueil&page=edito
Description:

Retour

Title: PBP 2011 retour
Track lenght: 609.82Km.
Altitude range: 340m. (Min height: 1m. Max height: 341m.)
Total climb: 3279m. Total descent: 3199 m.
Page link: http://www.paris-brest-paris.org/pbp2011/index2.php?lang=fr&cat=accueil&page=edito
Description: