[{"content":"Quand je suis tombé sur cette publication d’Apidura, j’ai tout de suite accroché. Faire la plus grande distance à vol d’oiseau en 24h, pendant le week end du solstice d’été.\nAprès avoir étudié différentes alternatives, je me décide pour un Nantes Lyon, c’est un challenge que je n’ai jamais fait et cela rentre presque dans le format. Et la logistique est assez simple avec un train prenant les vélos pour rentrer avant la fin du week end. J’avais aussi étudié Nantes Lorraine TGV mais c’est beaucoup moins glamour …\nLe destrier\nJ’arrive à recruter Thierry, qui a aussi fait Paris Brest Paris l’année dernière. Il est trop modeste pour l’admettre mais il est bien plus fort que moi, que ce soit sur les courses ou les longues distances. On se fait confiance absolue, et c’est bien là le principal.\nOn se donne rendez vous au temple bouddhiste de Saint Herblain à 7 heures ce 20 juin 2020. Le ciel est parfaitement bleu, un peu frais mais un temps parfait pour ce genre de périple.\nLe rythme est plutôt tranquille, on traverse la ville puis le vignoble par Vallet. Les premières bosses arrivent et je sens que ce n’est pas les super jambes. Et surtout, mon vélo craque de façon difficilement supportable, il faudra faire avec …\nLe vent est de plus en plus favorable, on prends notre rythme de croisière. On roule ainsi entre Cholet et Loudun à 35 de moyenne, sans forcer. On commence à se prendre quelques relais, à deux de front c’est sympa pour discuter mais on dépense bien plus d’énergie. En se mettant dans la roue, on peut tranquillement boire, manger, regarder le paysage tout en donnant qu’un coup de pédale de temps en temps. On a quand même mis le grand plateau depuis un moment, et les faux plats montants sont pris sur un rythme plutôt tonique.\nThierry la locomotive\nPour le départ frais, j’ai mis un sous maillot sans manche. Il est malheureusement beaucoup trop chaud et je perds beaucoup d’eau, mais ça, je ne le savais pas encore…\nOn découvre Loudun, charmante petite bourgade fortifiée. C’est notre première pause après 5 heures. On trouve une boulangerie assez bien achalandée et on se pose sur un banc. La recharge est massive, 2 trucs salés, 2 trucs sucrés, 1 coca. Je monte ma selle, mon genou droit étant un peu douloureux. J’ai mis mes chaussures de vélotaf/gravel/vélovoyage et je pense qu’elles sont moins épaisses que mes chaussures plus “sport”.\nLes lignes droites sont ultra longues, le revêtement est parfait, le vent portant bien dans l’axe, notre horoscope devait être très favorable ce jour là. Le paysage est parfois un peu monotone mais il défile vite. On prends des beaux relais, chaine tendue dans les descentes, en cadence sur le plat et en relance légère dans les bosses. Et en haut, on échange nos places pour reprendre une bonne vitesse avec un minimum d’effort plutôt que de laisser le leader garder son développement sur le plat.\nOn traverse la Vienne puis la Creuse pour traverser Descartes. On remplit les bidons à Palmy et je me décide enfin à enlever mon sous maillot. Mon jersey est plein de sel, ce qui ne m’arrive quasiment jamais. J’ai les quadri qui commencent à me chatouiller, ce n’est pas très bon signe mais rien d’alarmant.\nOn traverse l’Indre puis nouvel arrêt pour faire le plein chez une petite mamie à Villegouin. Presque toutes les toilettes sont condamnées avec le COVID. Je commence à lever le pied dans les montées, on a déjà plus de 250km à 31 de moyenne… Il en reste pas loin de 400 !\nOn est en fin d’après-midi, le déjeuner commence déjà à être loin. On est pressé d’arriver à Issoudun et les longues lignes droites s’enfilent à un très bon rythme. Mais dans un faux plat j’ai une crampe à la cuisse… Pas de remède miracle, il faut que je lève le pied et que je boive autant que je peux… On a déjà fait la moitié en arrivant à Issoudun, je ne panique pas et vais prendre mon mal en patience.\nA la sortie d’Issoudun on trouve une de ces boulangeries industrielles, pas fameuse mais avec un bel assortiment de salé et de sucré. Je prends la dernière salade de fruits, désolé Thierry, priorité aux crampés 😉 Même si c’est pas très bon, on avale une quantité non négligeable de salé et de sucré avant la nuit. Enfin pour moi c’est plutôt le sucré en premier pour ménager mon estomac. Je digère beaucoup mieux dans ce sens là, et quand on reprend le vélo pour encore quelques centaines de kilomètres on évite d’avoir une digestion difficile…\nAprès cette belle pause d’une heure, nous repartons relativement frais à 19h. Je suis plus facile que Thierry à l’allumage, je le tracte quelques dizaines de minutes avant de faiblir. C’est ensuite à mon tour de prendre la roue et de subir le rythme. On vise Sancoins pour la tombée de la nuit, on y arrive à 22h.\nOn prend place sur la terrasse d’un kebab, on se contentera de finir de manger ce que l’on avait embarqué à Issoudun. Nous passons un moment plus ou moins agréable en compagnie d’un couple de motards qui ne comprennent pas trop ce que l’on fait… Nous non plus… On repart après 40 minutes, dans un doux début de nuit en passant au dessus de l’Allier.\nVers minuit ma lampe commence à clignoter, on s’arrête pour que j’essaye de régler ça. C’est une lampe chinoise avec un prise USB, branchée sur une batterie externe. Je change de prise et j’essaye de caler un emballage de barre, c’est un peu mieux.\nMauvais choix\nLe rythme a nettement diminué, le terrain est un peu vallonné et nous somme tous les deux pris par la fatigue. Cela n’empêche pas Thierry de se laisser décrocher pour regarder la voie lactée. Je me rends encore plus compte que je ne suis plus très lucide et que je suis incapable de regarder autre chose que la route sans zigzaguer dangereusement.\nNous poussons jusqu’à Digoin, il est 2h30, on traverse la Loire. On cherche un distributeur de billet dans un sas, sans succès. On se réfugie sous le porche d’une banque, Thierry ne me prends pas en photo mais je ne suis pas très vaillant, lui non plus ! On profite de cette demi heure d’arrêt pour mettre tous nos habits en stock, la fraîcheur devrait pas tarder à arriver. Je m’étais dit que j’irais voir le pont canal, on le verra de loin ! Plus que 125km mais le plus difficile est devant nous.\nOn rejoint Paray le Monial en appuyant un peu pour se réchauffer, je regrette de ne pas avoir pris mes jambières. Je n’affiche aucun chiffre sur mon compteur par défaut, juste la carte. Ainsi je ne saurai pas que malgré mes efforts, je nous ralentis à un malheureux 25km/h. Il reste une centaine de kilomètres à parcourir quand on rencontre les premières montées vers le Beaujolais.\nDans la nuit, on ne sait jamais vraiment quelle est la pente. J’ai parfois l’impression d’être dans une montée alors que c’est plat. Et quand une voiture nous double et nous dévoile toute la montée sur cette longue ligne droite, je prends un coup au moral. Thierry m’attend régulièrement, j’ai les jambes carbonisées et je suis incapable de mettre de la puissance. J’ai aussi un peu peur de recramper et d’aller encore moins vite. Ma lampe avant m’abandonne définitivement, je ne peux plus compter que sur mon collègue pour éclairer la route. On arrive enfin à La Clayette un peu avant 5h du matin, il nous reste 90km mais nous sommes au pied d’un joli col.\nLa première partie est assez roulante, j’arrive à accompagner sur un rythme pas trop pourri. L’aube est déjà bien présente et j’ai l’impression qu’on est en haut quand je dis à Thierry que j’ai du me tromper dans mon repérage, il n’est pas si difficile ce col. Bon on en était qu’à la moitié, et c’était la partie la plus facile. Je prends mon mal en patience et grimpe tranquillement la partie à 6% sur un ratio d’enfant. Quand je me lamente trop, je contemple le paysage et oublie ces quelques désagréments. Je pense aussi à tout ce chemin parcouru pour arriver là, ça en est presque vertigineux.\nJe retrouve enfin Thierry dans Proprières, et nous terminons par un dernier faux plat bien gentil jusqu’au col des Echarmeaux. On prend quelques photos, on mange un peu, on ne traine pas pour ne pas trop refroidir, et parce que j’ai toujours le défi Apidura dans un coin de la tête !\nDans la descente, il fait vraiment froid avec la vitesse. Thierry s’arrête presque à un bouiboui avec une ardoise “ouvert”, je lui dis qu’il est trop tôt. J’ose pas lui dire que j’aimerais qu’on roule jusqu’à 7h pour le défi, c’est lui qui est devant, c’est lui qui décide !\nOn passe devant une boulangerie, il ne la voit pas, je dis rien. Encore une autre, devant son nez, il s’arrête et j’en suis bien content. Il est 6h30 et il y a déjà un monde fou à vaquer. La vitesse des voitures dans ce bourg de Chambost Allières nous fait un peu halluciner, et dire que l’on côtoie ce genre de personne sur la route…\nAprès quelques pains au chocolat bien appréciables, nous reprenons notre descente folle vers Lyon. C’est au final plus de 40km de descente que nous ferons depuis le sommet de ce petit col ! Le soleil arrive enfin et nous sommes vite réchauffés. Thierry balance la purée, je suis comme je peux mais je craque dans un faux plat avant Lozanne, il m’a tué. Je grogne un peu dans mon coin, mais je ne peux pas lui en vouloir !\nNous quittons cette vallée de l’Azergues qui nous a accompagné dans la descente pour rejoindre la Saône juste de l’autre côté. Nous sommes à quelques kilomètres de Lyon et nous prenons des petites routes de campagne, certes vallonnées mais bien éloignées des grands axes. Je me souviens de certains passages que j’avais empruntés il y a 3 ans. J’ai pensé à Nicolas et la chance que j’ai de vivre ce genre de moments.\nAprès quelques coups de cul “surprise”, nous commettons notre première erreur de navigation, juste avant d’arriver c’est ballot ! Je m’en rends compte très vite et ce ne seront que quelques centimètres de dénivelé ajoutés, on était plus vraiment à ça près. On traverse la Saône pour emprunter le tunnel de Croix Rousse, les illuminations ont disparu c’est un peu sinistre. Enfin le Rhône nous accueille avec ses quais si bien aménagés.\nIl est presque 9h, j’arrive à viser la place Bellecour et nous passons un long moment à nous changer. Nous sommes groggys par notre balade, le mode automatique de branché avec le radar.\nOn arrive à décoller vers le vieux Lyon pour trouver un endroit où se poser. C’est encore très calme à cette heure et les critères sont assez nombreux (terrasse, sieste possible, bière et brunch). On se décide pour un pub en terrasse, on fera une croix sur la sieste.\nOn rejoint la place Carnot repus, et laissons le temps s’étirer depuis un banc à l’ombre. Thierry récupère un cintre ITM de CLM vintage, par la Poste c’est plus simple quand même… Il me fait remarquer qu’on s’est trompé de gare, on a des billets au départ de Part Dieu. Le train partant de Perrache là où on est, on le rejoindra directement au départ. Merci d’avoir vérifié, on y serait peut être encore sinon…\nUn sympathique groupe de slaves nous ambiance avec de la musique, et la ville, dans toute sa diversité, défile sous nos yeux fatigués. Pour Lyon il ne fait pas très chaud, mais nous sommes écrasés sur notre banc comme deux vieillards. Thierry sombre la bouche ouverte dans un moment d’égarement, il manque juste la 8.6 pour faire tableau avec l’ensemble.\nIl est enfin l’heure du train et le nouvel Intercités est pas trop mal. Nous ne sommes pas dans le même wagon, tant pis…\nL’accroche des vélos n’est pas super (je préfère les crochets), et les sièges sont aussi serrés que dans un TGV. Il n’y a pas trop de monde au départ, mais c’est la foule qui monte à Part Dieu… Heureusement je peux étendre mes jambes et enchaîner les micro siestes. Sans pull parce que je n’avais pas trop de place pour mettre des affaires de rechange, sous la clim c’est un peu juste !\nDu coup les 6h30 passent assez vite et on arrive à 22h à Nantes. On se loupe avec Thierry qui est sorti côté sud. Le retour se fait tranquillement, c’est pas la super forme mais c’est honnête. La fête de la musique semble avoir un peu dégénérée, par chance j’évite les confrontations et la lacrymo.\nAprès 2 jours, je suis toujours un peu “jet laggué”, j’ai du mal à répondre aux sollicitations, je suis dans ma bulle. Il va falloir un peu de temps pour réaliser ce qu’on a fait. On était tellement motivés et déterminés que l’on a surmonté nos petites difficultés presque facilement. On s’est mutuellement challengés et stimulés dans cette petite épreuve, avec une conviction de têtes de mules.\nJe tiens vraiment à remercier Thierry de m’avoir accompagné, on a vécu un bon moment qu’on pourra raconter comme nos aînés ont pu nous inspirer !\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2020/06/nantes-lyon/","summary":"Quand je suis tombé sur cette publication d’Apidura, j’ai tout de suite accroché. Faire la plus grande distance à vol d’oiseau en 24h, pendant le week end du solstice d’été. Après avoir étudié différentes alternatives, je me décide pour un Nantes Lyon, c’est un challenge que je n’ai jamais fait et c","title":"Nantes Lyon"},{"content":"Une semaine que je suis rentré à la maison, j’ai principalement nettoyé le vélo (je suis allé au boulot avec dès lundi!), le linge et la bagagerie.\nUne page s’est tourné quand j’ai remisé les affaires de vélo à leur emplacement habituel. Cette partie de moi sur la route a partagée mes galères et mes joies, et toutes les marques se sont effacées comme un château de sable avec la marée.\nDepuis mon retour, je suis souvent au bord d’un précipice entre la vie que j’ai eue là-bas et la réalité de ma vie quotidienne. Tout a été si extraordinaire, gigantesque. Nous avons traversé des déserts, rencontré des gens incroyables, vécus des moments si forts. Les premières nuits ont été très agitées, je suis encore souvent là-bas, sur la route, dans une vie au jour le jour où tout peut mal tourner si vite : la santé, la météo, le terrain hostile. Je n’ai pratiquement jamais eu peur là bas, confiant dans ma bonne étoile et la présence des nomades locaux. Mais objectivement, c’était vraiment dangereux. Je ne le vois pas comme ça quand j’y pense mais tout mon intellect ne doit pas être de cet avis et me le fais comprendre par les rêves…\nJ’ai peur que tous mes souvenirs s’estompent comme l’odeur de mes vêtements à la machine. J’aimerais tant garder que les meilleurs, supprimer les nausées et revivre cette sensation de liberté à l’infini…\nJe vais donc tâcher de vous raconter cette aventure dans les futurs billets, autant pour moi que pour ceux qui auront envie de le lire. A bientôt.\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2018/09/et-quest-ce-quon-en-retient/","summary":"Une semaine que je suis rentré à la maison, j’ai principalement nettoyé le vélo (je suis allé au boulot avec dès lundi!), le linge et la bagagerie. Une page s’est tourné quand j’ai remisé les affaires de vélo à leur emplacement habituel. Cette partie de moi sur la route a partagée mes galères et mes","title":"Et qu’est ce qu’on en retient?"},{"content":"Quoi? La Silk Road Mountain Race est une course en autonomie au Kirghizistan, la première édition est fin août 2018.\nEn empruntant d’anciennes pistes de l’URSS, des steppes accessibles uniquement l’été et des cols à presque 4000m, le parcours déroule 1750km que je compte couvrir en 12 jours.\nLe site officiel : https://www.silkroadmountainrace.cc/fr/accueil/\n*Un aperçu des paysages* Comment me suivre? Nous aurons des balises Spot sur nous, qui transmettrons régulièrement et autant que se peut notre position.\nCe n’est pas fiable à 100%! Le point peut être arrêté alors que j’avance!\nSuivi « temps réel »\nMises à jour et actualités A priori pas trop de news en ligne, j’ai pris un petit calepin pour mon journal de bord!\nJ’essairais quand même de poster quelques photos sur mon compte Instagram : glandouillette\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2018/08/silk-road-mountain-race/","summary":"Quoi? La Silk Road Mountain Race est une course en autonomie au Kirghizistan, la première édition est fin août 2018. En empruntant d’anciennes pistes de l’URSS, des steppes accessibles uniquement l’été et des cols à presque 4000m, le parcours déroule 1750km que je compte couvrir en 12 jours. Le site","title":"Silk Road Mountain Race"},{"content":"Il y a quelques mois, j’ai vu une ouverture pour un de ces plans qu’on ne peut réaliser qu’en saisissant une opportunité au passage. J’ai donc planifié une traversée des Alpes en cyclocamping, avec beaucoup de dénivelé et quelques cols muletiers.\nVoici l’itinéraire tel que je le planifiais au printemps (et dont je n’ai pratiquement pas dévié au final!).\nPuis est venu le temps des préparatifs, j’essaie de prendre le contrôle sur toutes les choses que je peux maîtriser. Cela permet de mieux appréhender l’imprévu, qui est tout de même un peu ce que l’on recherche sur ce genre de projet!\nBagages déballés\nBagages emballés!\nAprès deux semaines de vacances au bord de l’Atlantique, je quitte ma petite famille en ce lundi 17 août. A travers les marais salants, je rejoins la gare du Pouliguen et prends le train pour un long trajet à travers la France.\nBatz\nArrivé à Genève, je prends le temps de faire le tour de la ville, un peu déçu que le jet d’eau ne soit pas en fonctionnement. L’auberge de jeunesse est spartiate, je suis le premier couché dans notre chambre dortoir. Cette fois, je n’ai pas à subir de ronfleur ou de fêtard, cool!\nLa pluie remplace le jet\nIl est 6 heures du matin lorsque j’enlève mes draps en silence dans la pénombre, je sors discrètement de la chambre et j’attends l’ouverture du petit déjeuner bien qu’il fasse déjà jour. Je mange solidement et pars vers 7h, la ville se réveille.\nPotron minet\nLa traversée de Genève me rappelle mon trajet de vélotaf, les aménagements cyclables en moins. Je suis impatient de me frotter aux Alpes, mais je dois faire une trentaine de kilomètres avant d’arriver sur Bonneville. J’attaque la montée sur le Grand Bornand avec le plateau du milieu, cela ne me semble pas monter…\nSaint Jean de Sixt, la Clusaz et le col des Aravis ne me laisseront pas de souvenirs impérissables… En redescendant sur Flumet, je profite de la Poste ouverte pour m’envoyer mon sac de vélo en poste restante. La SNCF ne prends pas les vélos non emballés dans les TGVs et je ne veux pas me trimballer 500g de plus cette semaine!\nLa montée jusqu’aux Saisies est plus agréable mais j’attends la haute montagne…\nMeuh\nIl est 12h30 quand j’arrive en bas de l’autre côté, près de Beaufort. Je mange dans un restaurant assez moyen, avec une petite bière tout de même pour la route!\nS’en suis une portion presque plate de 4km pour rejoindre Beaufort, ça me manque de bouriner sur le plat! Dans Beaufort, je prends la direction du lac de Saint Guérin, que j’atteins après une douzaine de kilomètre avec un pourcentage sérieux (8/9%). Je suis encore frais comme un gardon, je me fais plaisir… Après le lac, la route se dégrade assez rapidement et devient une piste quelques kilomètres avant le sommet.\nLac de Saint-Guérin\n#gravel\nLac des Fées\nJ’ai du mal à trouver mes marques et je suis en fait fatigué de tous les efforts de la journée. Je mets plusieurs fois pied à terre pour prendre des photos, le paysage est extraordinaire. Arrivé au sommet du Cormet d’Arrêches, je suis très fier d’avoir franchi ce premier obstacle, et excité à l’idée de continuer tout une semaine de cette façon!\nQualité allemande, garantie sans micro contrôleur truqué\nPremier jour, premier 2000\nJe rigole beaucoup moins dans la descente, les cailloux sont bien gros pour mes pneux bien petits. Je me fais valdinguer et mes bras doivent encaisser les chocs. Je sers les dents en attendant un bitume bien lisse!\nJ’arrive à Aime et sur une grande route de vallée. Il me reste une vingtaine de kilomètre de descente de vallée avec le vent de face, je roule encore pas mal, suffisamment pour doubler un autre cycliste!\nJe fais le plein au Super U d’Aigueblanche, contemple la jeunesse désœuvrée du coin et hésite longuement entre deux campings.\nCelui que je choisis est parfait, tant pour l’accueil que la salle télé, salon chauffé avec pleins de prises!\nJe tombe de sommeil, il doit être 20h30…\nEn ce mercredi matin, j’ai la désagréable surprise de ne pas retrouver ma serviette que j’avais mise à sécher au bloc sanitaire… Je revois mon itinéraire pour m’arrêter en acheter une nouvelle. Il fait assez frais, je me couvre de ma petite veste. Après 5km de plat, les 1500m de dénivelé sur 25km de la Madeleine m’attendent. Je monte sans m’arrêter, même pas pour enlever le coupe vent qui me tient vite trop chaud!\nIl est à peine 9h30 quand j’arrive en haut, je n’ai pas vu grand monde…\nJe profite du paysage en cassant un peu la croûte, et je repars dans la descente avant de tourner rapidement à gauche dans les alpages, via un chemin de traverse repérée à l’avance. Le chemin est magnifique, même si les remontées mécaniques sont des coups de canifs dans le paysage.\nJe rejoins par des chemins et une petite route le col de Chausy, puis je redescends par la “grande” route Saint Jean de Maurienne. Je ne suis pas passé par les lacets de Montvernier, je me garde quelques routes à faire pour plus tard!\nJe trouve une serviette micro fibre à l’InterSport et je me ravitaille au supermarché à côté. Cette bonne heure d’arrêt me fais du bien, il me reste encore quelques kilomètres à faire avant d’arriver!\nJ’ai choisi de monter la Croix de fer par Saint Jean d’Arves, en esquivant le Mollard qui m’aurait franchement rallongé. La montée est déjà très longue (2h30) et je commence à fatiguer, je ne dépasse plus les 140 pulsations par minute!\nEncore une fois, les paysages sont majestueux et le climat idéal, avec 36° au pied et 14° au sommet.\nLa descente est vraiment sympa, je m’arrête quand même au Glandon profiter du paysage et prendre une photo. Les quelques remontées dans la descente me font très mal aux jambes, je suis impatient d’arriver!\nLe passage sur le lac du Verney avec le vent dans le dos est grisant, je m’arrête enfin à Allemont très satisfait de ma journée. Le camping est peuplé de cyclistes, la région se prête parfaitement à des vacances 100% cols!\nMicro caming\nJ’hésite un peu pour le repas du soir, l’épicerie étant dévalisée et les restaurants pas très accueillants. Je finis par choisir un restaurant tenu par des hollandais, grillades à volonté et plein de cyclistes! J’aurais aimé discuter un peu plus, mais je suis trop fatigué pour tenir une conversation après quelques bières!\nAprès une bonne nuit, je repars une nouvelle fois dans la fraîcheur. La vallée d’Oz est fantastique depuis le balcon que forme la route de Villars Reculas. Je profite autant que je peux de ces instants, les yeux grand ouverts.\nArrivé à Huez, la route est moins jolie, traversant une station bétonnée sans âme. Je m’attendais à un peu mieux de la part des lacets de l’Alpe d’Huez… Je continue après Huez vers Sarenne. On retrouve vite le côté sauvage, et le plaisir de quitter ces horribles remontées mécaniques. Je m’arrête un bon moment au col, il n’est que 9h30!\nLa descente assez dangereuse mais bitumée, donc pas si difficile!\nJ’arrive sur le tunnel du Chambon, fermé depuis quelques mois. J’ai repéré un petit passage au dessus, le même que celui utilisé par les locaux pour travailler de l’autre côté. Je suis un peu inquiet sur le fait de pouvoir passer en vélo…\nLe début est assez roulant puis on quitte la piste pour un single à flan de montagne, assez cool tant que la pente n’est pas trop forte. Assez vite soit des cailloux ou des grosses descentes me font pousser le vélo, avec quelques passages très difficiles à porter le vélo. Je tente quelques épingles sur le vélo, c’est fun mais bien dangereux quand même… Je reste prudent sur les derniers mètres avant de retrouver la route en bas.\n#offroad #chambon\nLe tunnel étant fermé, je suis pratiquement seul sur la grande route vers Briançon, le pourcentage n’est pas très important, un vrai plaisir. Je m’arrête manger à la Grave, sans trouver de supermarché donc avec les moyens du bord et assez cher dans une petite boutique pour touristes… Je suis étonné par le nombre de touristes vu le tunnel fermé mais aussi par un cycliste “backpacker” qui arrive à toute beurzingue depuis le bas…\nJe repars tranquillement jusqu’au Lautaret, mon corps commence à s’habituer et je ne souffre absolument pas de la montée.\nDu Lautaret au Galibier, cela continue de monter jusqu’à 2600m dans un décor de glaciers assez incroyable. Je suis tellement content d’être là que tous les désagréments d’inconfort disparaissent (certains appellent cela de la douleur!).\nLa Meije au fond\nCyclimse\nJe double le backpacker juste avant le sommet, on se prend mutuellement en photo au col, un bon souvenir mais plus de monde que ce que je peux en supporter! Lui a traversé le lac avec le Zodiac réservé aux locaux, il a un peu insisté, pas mon genre quoi…\nLa descente vers Valloire se fait à toute vitesse, dans la limite du raisonnable (45 de moyenne, 60 max). La petite remontée du Télégraphe me semble anecdotique, je ne m’arrête au col uniquement pour remette le coupe vent.\nPour la première fois depuis le départ, j’ai oublié de faire le plein des bidons… La remontée de la vallée de Maurienne ne présente ni café ni boutique, je traverse un mauvais passage… Après pratiquement une heure, je tombe enfin sur un Intermarché, je recharge autant que je peux le bonhomme!\nIl reste encore 25km de faux plat montant jusqu’au Mont Cenis, ils se font assez facilement même si je commence à être bien entamé… Arrivé au camping, je vois un vététiste passer, je le reconnais aussitôt, une vieille connaissance bretonne!\nOn discute un peu, cela me fait du bien, on ne peut pas dire que j’use beaucoup ma salive dans la journée!\nJe le laisse en bonne compagnie et je galère un peu pour trouver un restaurant qui me convienne. Je prends finalement mon dîner le plus cher du voyage mais c’est un véritable délice. C’est des vacances tout de même, il faut bien se faire plaisir!\nLe lendemain matin, ma tente est trempée, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur… Mon téléphone/appareil photo baigne dans une petite flaque, avec de la condensation derrière la vitre de l’objectif…\nAvec un filtre ça passait encore…\nJe plie tout ça un peu dégoûté et commence à monter le Mont Cenis de bon matin. Encore une fois, des paysages magiques s’offrent à moi, avec le soleil se levant sur les sommets et des couleurs incroyables se reflétant dans le lac du Mont Cenis.\nLà c’était complètement flou 🙁\nJe descends à toute allure côté italien sur Susa. Je m’arrête prendre quelques spécialité italiennes, il n’est que 9h, je peux bien prendre un deuxième petit déjeuner!\nEt puis le programme de la journée est plutôt bien garni. Le col du Finestre et ses 1700m de dénivelé ne s’offre pas au premier venu! Les premiers kilomètres sont terribles à plus de 10%. Après je ne sais pas si on s’habitue, mais on est facile quand cela monte à 8%. Pour avoir vu le Giro et la défaillance de Contador dans ce col, je savais que la fin était impressionnante avec son chemin de terre, ses lacets et son atmosphère de haute montagne. Après 2h30 de montée, je me pose un peu un sommet pour manger. Je suis un peu étourdi par l’altitude et les efforts déjà consentis.\nAprès une courte descente sur le bitume, je vire sur la Strada dell’Assietta, chemin militaire en altitude. Le chemin est vraiment en mauvais état et cela monte sévèrement. J’ai un coup de moins bien, je me pose sur le côté et m’endors aussitôt, pratiquement couché dans le fossé. Je dors 10 minutes et me réveille en pleine forme! Je trouve que je roule pas trop mal pour un campeur dans un chemin à 2000m sur un vélo de route. Mais je suis un peu déçu d’avoir des nuages me bouchant toute perspective… J’attendais ce moment avec beaucoup d’impatience mais je savais que je ne pouvais pas avoir un ciel clair garanti sur tout le trajet…\nGrisaille\nPlus qu’une solution, le selfie…\nAprès 33km de cette piste, j’arrive à Sestrière vers 16h30, on ne peut pas dire que j’ai été bien rapide…\nLe col de Montgenèvre n’est pas évident après tous ces efforts, je suis un peu planté dans la montée… Je fais une nouvelle fois le plein en haut. Mais je n’ai pas très envie de faire du camping ce soir ci, surtout avec toutes les affaires trempées…\nJe pousse donc jusqu’à Briancon, dans un hôtel que j’ai repéré auparavant, un peu miteux mais pas bien cher! J’étends toutes mes affaires pour qu’elles sèchent et je déprime un peu sur mon appareil photo plein d’eau… Le restaurant que je choisis est très très lent, et j’ai très très envie de dormir, je dois donc faire preuve de patience, sans autre choix possible…\nLe lendemain matin, toutes les affaires sont sèches, et, miracle, plus d’eau dans l’appareil photo!\nC’est donc le cœur léger que je prends la route d’un nouveau col prestigieux, l’Izoard. Il n’est pas 9h quand j’y arrive, autant dire que la montagne n’est qu’à moi et mon vélo à cet instant.\nJe redescends à toute allure vers Guillestre, où je me prépare de précieux sandwichs au fromage et jambon local pour le reste de la journée. En repartant, je prends la roue d’un local très sympa, avec qui je partage ma route quasiment jusqu’à Embruns. Cela me remet un peu le pied à l’étrier, je commençais à rouler beaucoup trop cool!\nDans Saint André d’Embrun, je quitte la vallée pour la haute montagne, cela commence par 18km pas trop violent à 5% jusqu’à un petit mémorial de la Retirada. Je m’arrête pique niquer, il est 13h. Je discute avec deux locaux qui sont aussi monté en vélo mais il ne monte pas jusqu’en haut.\nEn effet, la route se transforme ensuite en chemin pendant 9km, et ce à 9% de moyenne. A 2500m d’altitude, tout est majestueux, c’est pour ces moments là que je pars ainsi.\nArrivé au sommet, un tunnel barre le col par dessous, 500m obscurs et boueux. Je le traverse aussi vite que je peux mais mes yeux mettent un bon moment à s’habituer au faible éclairage de ma lampe.\nArrivé de l’autre côté, la vallée est tout aussi inqualifiable, avec cette magnifique piste dévalant la pente au gré d’innombrables lacets.\nLa descente est assez douloureuse pour les bras et les mains, obligés de tenir le guidon tout en freinant…\nC’est avec joie que je termine la descente sur un revêtement dur et fait la transition vers le camping sur la fin de la descente du col de Vars.\nDu bitume!!!\nIl est 16h30 quand j’arrive à Jausiers, pour une fois j’ai le temps de boire pleins de bières! Mais encore une fois, pas grand monde avec qui discuter sinon un prof des DOMs profitant des vacances pour utiliser sa caravane et son vélo laissés en métropole! Un bon repas par là dessus et au lit.\nLes orages de la nuit ne m’ont pas trop dérangés, et la tente n’est pas aussi trempé qu’au Mont Cenis. Mais le ciel est bas et la température pas bien élevée non plus.\nIl est 7 heures moins le quart quand j’attaque le géant à la sortie du camping, 22km et 1500m de montée. Les nuages n’insistent pas trop au début et je peux profiter du Mercantour comme il se doit. Malheureusement, sur les derniers kilomètres, les nuages me tombent littéralement dessus, dans un brouillard épais, une pluie tenace et une température glaciale.\nMon GPS affiche 3 petits degrés, je suis congelé dans la montée. Arrivé au col de la Bonette, je ne fais pas le tour de la cime, je n’ai aucune visibilité et mon corps est en alerte rouge.\nJ’attaque la descente dans l’espérance de la chaleur méridionale, je ne trouve qu’une pluie glaciale.\nJe commence sérieusement à m’inquiéter pour mon intégrité physique, ce qui je vous l’avouerais ne m’arrive qu’assez rarement. Je suis obligé de m’arrêter régulièrement, pour laisser échapper mes tremblements. Comme je ne peux pas rester arrêter trop longtemps, je hurle pour me réchauffer, un cri sauvage et brut qui me réconforte comme une bête. Les panneaux défilent mais Saint Etienne de Tinée est encore à une quarantaine de kilomètres… Et dans mes souvenirs, rien sur la carte d’ici là bas. Je me convaincs alors qu’il ne me reste plus qu’une petite heure de souffrance et qu’à 2000m, il fera sûrement meilleur.\nAprès 12km de descente, un village, un espoir, Bousieyas. Je ralentis, je crois au miracle et je vois un petit panneau “Gite” avec de la lumière. On est sur le sentier de la GTA, Grande Traversée des Alpes, on connaît la montagne ici… J’ai du mal à y croire, j’ai du mal à parler, je prends un café allongé, je m’installe, congelé et dégoulinant. On m’apporte une serviette pour me sécher et une grosse couverture polaire. Je cale mes gants sous mes cuisses et je fais peur aux randonneurs avec mes tremblements incontrôlés. Apparemment les gérants ont l’habitude… Après une petite demi heure, je suis requinqué et prêt à affronter le reste d’une journée qui est loin d’être finie!\nJ’essore mes gants et repars sous les yeux un peu étonnés des montagnards, limite fier de moi! Il est à peine 10h et j’ai déjà brûlé quelques calories!\nDans la descente, je croise le départ de la grande route des Alpes. Je m’inquiète pour eux si ils montent aussi la Bonnette, ils sont tous en cuissard et maillot court… J’apprendrais par la suite qu’ils s’arrêtaient à Auron mais qu’ils avaient fait la Bonnette dans les mêmes conditions que moi le lendemain. Je dois être une petite nature!\nLe col Saint Martin m’emmène à la Colmiane sous un climat beaucoup plus tempéré sans être caniculaire. Je profite autant que je peux de cette dernière journée dans les Alpes Maritimes.\nAprès une pause alimentation à Saint Martin de Vésubie, je monte au col de Turini, dernier “grand” col du voyage. Au sommet, il est déjà 16h30 et j’ai déjà monté quasiment 4000m.\nLa fin est assez cool, avec la mer en point de mire, des paysages méditerranéens idylliques, des petits routes incroyables tout en lacets.\nArrivé au col de Braus, une dernière portion en chemin m’attends, elle passe sans difficulté, dans l’euphorie de profiter de chaque instant avant l’arrivée.\nJ’arrive sur la côte par Saint Agnès, puis je prends des petits routes tout en relance jusqu’au camping de Menton, il est 19h…\nJe m’installe tout en discutant avec un voisin mystique, voyageant depuis une vingtaine d’années autour du monde en vélo. La discussion métaphysique en anglais me passionne mais de basses considérations telles que la faim et le sommeil m’empêchent de prolonger plus en avant notre conversation…\nJe profite de la proximité avec l’Italie pour manger ma meilleure pizza de l’année. La remontée au camping me rappelle les efforts consentis cette semaine, je ressens une très grande fatigue mais de celle qui ne fait pas souffrir.\nLes orages de la nuit ne me perturbent guère encore une fois, la douceur séchant tout avant mon réveil.\nJe profite du lever de soleil sur la Méditerranée puis je récupère mon sac à la poste avant de rentrer chez moi par un trajet trop long.\nArrivé à Nantes, je cours attraper le train pour Saint Etienne de Mont Luc, avec vélo et bagages, trop impatient de retrouver ma famille (train qui a attendu la correspondance finalement…). Le trajet de la gare à chez mes beaux parents est long et court à la fois, triste et heureux de terminer l’aventure.\nVoilà qui met un terme à l’un de ces voyages qui me donne tant envie de repartir…\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2015/10/alpes-2015/","summary":"Il y a quelques mois, j’ai vu une ouverture pour un de ces plans qu’on ne peut réaliser qu’en saisissant une opportunité au passage. J’ai donc planifié une traversée des Alpes en cyclocamping, avec beaucoup de dénivelé et quelques cols muletiers. Voici l’itinéraire tel que je le planifiais au printe","title":"Alpes 2015"},{"content":" Premier jour\nMise en jambes avec 30km de plat, puis trois cols de plus en plus dur, les quatre derniers kilomètres en piste!\nDeuxième jour\nLa Maurienne via le col de la Madeleine et celui moins connu de Chaussy, puis enchaînement Glandon/Croix de Fer.\nTroisième jour\nMontée à Alpe par Villard-Reculas, passage au col sauvage de Sarenne. Longue transition jusqu’au Galibier via Lautaret, redescente par le Télégraphe avant de remonter au pied du Mont Cenis.\nQuatrième jour\nPassage au Mont Cenis vers l’Italie et Susa. Sur piste, Colle delle Finestre par le nord puis enchaînement de cols à plus de 2000m sur les crêtes avant de redescendre à Sestrières. Retour en France par Mont Genèvre.\nCinquième jour\nVisite matinale de Briançon avant l’Izoard. Longue transition vers Embrun pour atteindre la piste montant au tunnel du Parpaillon.\nSixième jour\nCime de la Bonette, vallée plein sud avant de remonter Saint Martin puis Turini. Route des écoliers avant Menton par le col muletier du Farguet.\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2015/04/alpes-itineraire/","summary":"Premier jour Mise en jambes avec 30km de plat, puis trois cols de plus en plus dur, les quatre derniers kilomètres en piste! Deuxième jour La Maurienne via le col de la Madeleine et celui moins connu de Chaussy, puis enchaînement Glandon/Croix de Fer. Troisième jour Montée à Alpe par Villard-Reculas","title":"Itinéraire détaillé Alpes"},{"content":"Après une bonne nuit de sommeil, j’ai quand même de la peine à descendre les escaliers…\nTony m’attends de pied ferme et nous prenons un copieux petit déjeuner avant d’étudier notre parcours. Après la pluie de la nuit, il opte pour une descente technique sans trop de cailloux. Il a une autre piste plus difficile mais trop dangereuse par temps de pluie.\nDès le départ je sens mes jambes qui ne répondent pas du tout, et j’ai bien du mal à suivre Tony sur le plat. Quand la montée commence, nous passons le 22 et pouvons discuter dans la montée. Après quand même 700m d’ascension, nous arrivons au plus haut. Il reste encore quelques centaines de mètres pour atteindre le col, mais le changement de vallée est sans grand intérêt et la descente bien attirante.\nEt en effet, c’est comme j’aime, nous descendons tous les deux sans trop de souci, il a l’avantage de connaître chaque racine, et moi de ne pas avoir peur de lâcher les freins!\nUne fois en bas, il me propose différentes choses, mais je n’ai pas le physique pour refaire une montée identique, surtout si la descente est en chemin large! Il me propose un tour dans les bois autour de chez lui, nous y allons et c’est quand même loin d’être plat… Je suis bien content quand cela se termine, mes muscles veulent du repos!\nAprès un bon déjeuner et une sieste (plus longue que prévue…), je trouve le courage de reprendre mon vélo pour faire un peu de tourisme.\nJe commence par la ville de Thoune, au débouché du lac du même nom. La ville est vraiment agréable en ce bel après midi, je flâne dans les rues encore animées. On est samedi et les magasins ferment à 17h, après quoi les gens rentrent tous chez eux!\nJe longe le lac jusqu’à Spiez. Cette région viticole me fait penser par moment aux lacs italiens, je profite au maximum de ce moment en me trouvant des bancs aux vues imprenables.\nJe continue encore un peu jusqu’à Faulensee, où je trouve un nouveau banc sur lequel je peux contempler la beauté du lieu.\nJe me décide à rentrer chez Tony en fin d’après midi, je me laisse guider par le GPS et j’emprunte des routes et des chemins d’un itinéraire régional, vraiment sympa!\nhttp://www.youtube.com/watch?v=0TA5D3ErKts\nLe temps de prendre une douche et mes collègues français arrivent chez Tony. Je suis content de les revoir même si je suis un peu fatigué… Nous mangerons de délicieuses grillades, arrosées de façon généreuse, une très bonne soirée! Nous avons du travail le lendemain, nous ne traînons quand même pas trop et je m’endors encore assez rapidement ce soir là…\nAu final je n’ai fait que deux jours et demi en Suisse pour le moment, mais j’ai déjà pas mal voyagé! Je regrette un peu que les cols plus haut n’étaient pas ouverts, j’aurais vraiment voulu faire le Saint Gothard ou voir le glacier du Rhône. Une autre fois peut être…\nLe lendemain dimanche nous avons commencé à installer le nécessaire pour le Connectathon IHE européen (http://cat2012.org/). La semaine passera à une vitesse folle et j’ai prévu de repartir dès le vendredi midi vers le nord de la Suisse.\nTo be continued!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2012/07/suisse-troisieme-jour/","summary":"Après une bonne nuit de sommeil, j’ai quand même de la peine à descendre les escaliers… Tony m’attends de pied ferme et nous prenons un copieux petit déjeuner avant d’étudier notre parcours. Après la pluie de la nuit, il opte pour une descente technique sans trop de cailloux. Il a une autre piste pl","title":"Suisse – troisième jour"},{"content":"\nAprès une nuit un peu agitée, je prends enfin le départ. Je suis dans la cour de cet ancien monastère transformé en auberge de jeunesse, le jour se lève à peine. Le ciel est bas, la température pas bien élevée.\nJ’allume mon GPS, me couvre juste comme il faut et je quitte Fribourg par les grandes rues commerçantes. J’arrive à me tromper après 3km, je m’en rends compte assez vite, ça commence bien!\nJe sais que les premiers kilomètres sont relativement plats. Une première belle montée me rappelle la relativité des dénivelés, plat en Suisse c’est vallonné par chez moi. Je roule depuis une demi heure en ce vendredi de weekend prolongé (lendemain du jeudi de l’Ascension), et je commence à chercher un endroit pour faire une petite pause. Je dépasse une petite boulangerie discrète, qui fait aussi café comme c’est assez courant en Suisse. Je n’hésite pas à faire demi tour même si je suis bien lancé, il ne faut pas rater ce genre d’opportunité quand on a envie d’un bon café! Je prends aussi des viennoiseries ou des pâtisseries, cela ne ressemble de toute façon à rien que je connais! Ce qui est sûr c’est que cela nourrit son homme… Ayant fait à peine 10km sur les plus de 200 prévus, je repars sans trop traîner.\nJe remonte la Gruyère vers le sud. La pluie a fait son apparition, je ne suis pas très motivé pour aller vite. Je me couvre bien et attends des meilleures sensations. Je passe devant le château de Gruyères, planté au milieu d’une plaine elle même au milieu des montagnes. La route devient moins passagère, et la vallée devient assez étroite pour que la route côtoie la voie ferré. Le train passe parfois au milieu de la route dans les villages, et les signaux automatiques sont quasi inexistants.\nLe fond de la vallée transforme le faux plat montant en col, je ne peux plus rouler à l’économie. Je suis heureux de faire mon premier col de l’année, la montée n’est pas du tout régulière et les paysages feraient tous de belles cartes postales (sans la pluie). J’arrive tranquillement au sommet, j’en garde sous la pédale, mon cardio n’indique pas plus de 150. Le col n’est pas bien beau en haut, je ne m’arrête même pas. L’ascension sous la pluie fine n’était pas un problème, mais dans la descente à 50km/h, je suis frigorifié. La descente ne dure que 25 minutes, heureusement!\nMe voici à Aigle, ville hébergeant l’Union Cycliste Internationale (UCI). Je ne dirais pas tout le bien que j’en pense ici… Je trouve un petit café/patisserie dans lequel je me permets une bonne pause. J’ai déjà 85km dans les jambes avec 1000m de dénivelé et il est pas encore 10h. Je mange comme si j’avais faim, et un café allongé plus tard je suis prêt à repartir. Je me couvre plus qu’au départ, je suis encore glacé.\nEn partant je monte la petite coline me permettant d’éviter la grande route longeant le Rhône. Je redécouvre la beauté de cet endroit, après le lac Léman, cette gigantesque vallée à fond plat. Je croise encore une voie ferrée, en lacets à travers les vignes. Je redescends aussitôt sur Ollon, magnifique bourgade viticole du Valais. Je profite de la dernière portion un peu plane avant un moment.\nAussitôt le bourg passé, la route s’élève et monte à travers des champs, des bois, des villages que l’on découvre encore plus nombreux à chaque virage. Je m’arrête après une petite heure dans une boulangerie pour acheter de quoi manger, je veux pique niquer au sommet. A l’arrêt, je trouve la pente impressionnante, plus que sur le vélo. J’ai bien du mal à poser mon vélo le long du mur d’ailleurs…\n50 minutes plus tard je suis en haut, col de la Croix, une belle montée avec 1300m de montée sur 18km en 1h40. La neige est encore bien présente à 1750m, le col a été ouvert officiellement la veille! Encore une fois je suis un peu déçu par le paysage, je dois plus sortir l’appareil photo pendant la montée! Cela est peut être du au fait que de nombreux cols routiers en Suisse sont assez récents (milieu du XXème) et que les moyens de l’époque permettaient déjà de faire des routes plus droites sans détours à travers la montagne comme j’ai pu le voir dans les Pyrénées.\nAprès un rapide déjeuner/casse croûte, je redescend vers les Diablerets, station chic. Dans le bourg je pense prendre un raccourci, je me retrouve face à un mur à 20% sur 1km. Je monte une grande partie à pied, c’est très joli en tant que piéton aussi… Je retrouve enfin la grande route au bout d’un moment et commence mon troisième col de la journée. Il est assez court ce col du Pillon mais avec un pourcentage assez exigeant (9%). Il y a bien longtemps que j’ai oublié de mettre mon plateau de 42 dans les cols, 32 pignons sont bien suffisants pour moi surtout avec un petit 25 à l’arrière!\nDans la descente suivante, je remarque un jeu inquiétant dans la direction. Je pense que la cuvette n’est pas assez serrée mais il faut une clé de 32… Arrivant à Gstaad, je me vois mal demander de l’aide à Johnny… Je trouve un magasin agricole et demande de l’aide. Ils me renvoient gentiment vers Fredy, l’homme de la situation! J’arrive chez lui avec un air un peu hagard mais ce vélociste qui parle toutes les langues va m’être d’une aide précieuse. Après de nombreux essais, montage démontage et autres visseries, il trouve une solution et serre comme il faut mon jeu de direction! Il me fait même cadeau d’une partie du prix, je dois faire pitié à voir!\nIl est 14h, je viens de faire 135km avec 2900m d’ascension. J’ai deux options, soit redescendre tranquillement par la vallée, soit visiter une autre vallée m’ouvrant la route à deux cols. Je choisis la deuxième option, ce n’est pas très raisonnable mais je ne reviendrais pas dans le coin avant un moment!\nLe col suivant ne figure pas sur la carte Michelin, mais fait partie d’un itinéraire cyclable suisse. C’est en toute confiance que je commence la montée. Et pour monter, cela monte fort. La route est magnifique, la largeur d’une voiture, une nature quasiment sauvage, des rivières bruyantes, et le beau temps qui me facilite la tâche. Je mets quand même souvent pied à terre dans la deuxième partie. Je n’ai plus la force d’affronter plusieurs kilomètres à 10% avec mon trop grand braquet sans faire de pause.\nArrivé en haut je profite de la vue sur la vallée de Jaun. La descente est très difficile avec un fort pourcentage et les grilles à bétail. Je constate dans le plat que je n’ai plus de jambe…\nLe col de Jaun est assez difficile au début, je tiens mentalement pour ne pas poser pied à terre même si mes jambes ne veulent plus avancer. Je profite de deux arrêts photos pour souffler un peu, et la pente devient moins forte. J’arrive en haut content d’avoir fait ce détour, il en valait la peine grâce à ses paysages.\nIl ne me reste alors plus que 40km quasiment plat. Je descend tranquillement la vallée, je résiste même à une barquette de frites qui m’attendait sur un parking. Je m’arrête quand même acheter une pâtisserie et une bouteille de Coca. Je la mange assis au milieu du parking, j’ai perdu toute fierté et je savoure la spécialité à pleines dents.\nQuand je rejoins la vallée principale, il me reste encore quelques kilomètres à faire avec quelques petites bosses. Et c’est avec un grand soulagement que j’arrive chez Tony et sa famille qui m’ont fait l’honneur de m’accueillir.\nAprès une douche salvatrice et quelques étirements, nous allons récupérer un VTT pour moi pour le lendemain, je sens que cela va être dur… Nous mangeons une délicieuse raclette mais je regretterais un peu le vin du Valais, non pas qu’il ne soit pas délicieux, mais mes cuisses n’ont pas trop appréciées le vin blanc après 4300m d’ascension! Je les abandonne à leur fête avec des voisins et je pars dormir d’un sommeil de plomb.\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2012/07/suisse-deuxieme-jour/","summary":"Après une nuit un peu agitée, je prends enfin le départ. Je suis dans la cour de cet ancien monastère transformé en auberge de jeunesse, le jour se lève à peine. Le ciel est bas, la température pas bien élevée. J’allume mon GPS, me couvre juste comme il faut et je quitte Fribourg par les […]","title":"Suisse – Deuxième jour"},{"content":"Je suis parti quelques jours en Suisse et il était temps que je fasse un petit retour!\nJeudi 17 mai, je part en train depuis Rennes, changement à Lyon puis à Genève. J’arrive à Bern en milieu d’après midi, je rejoins mon hôtel en tramway. Voyage un peu éprouvant avec une grosse valise et un vélo dans un sac! Je remonte le vélo tranquillement et je laisse mes bagages à la réception. Je suis prêt à partir pour rejoindre Fribourg.\nJ’ai une petite sacoche avant pour les affaires dont j’ai besoin sur le vélo : manchettes, coupe vent, gants, portefeuille, appareil photo, piles, opinel, cadenas, pâtes de fruits.\nA l’arrière, j’ai une petite sacoche dans laquelle je peux mettre mes affaires (pantalon/short, tshirt, slip, polaire, chaussettes, savon, brosse à dent, dentifrice). Le temps étant pas terrible, j’ai ajouté un maillot manche longue et des jambières. J’en ai pas vraiment eu besoin, mais la température peut vite s’approcher de 0° en mai! J’accroche aussi mon coupe vent imperméable sur le dessus. Et j’ai ce qu’il faut pour réparer (pneu, deux chambres, démonte pneu, rustines, outils, dérive chaîne, attache rapide, flacon d’huile). En quelques kilos je suis équipé pour ce que certains appellent le « tourisme CB », qu’il faut sortir matin midi et soir…\nSportivement, le parcours n’est pas trop accidenté, 37km avec 350m de dénivelé. Le coeur répond bien et je monte les côtes à bonne vitesse.\nAvant d’arriver à Fribourg, deux renards me regardent passer, étrange…\nJ’arrive à l’auberge de jeunesse vers 20h, j’obtiens un lit de justesse, la personne devant moi se voit refuser une nuit supplémentaire (elle a quelques jours de retard). J’atterris dans une grande chambre, seize lits dont quatre ronfleurs et un tousseur, heureusement que j’ai le sommeil lourd!\nJe mange un repas typique en prévision du lendemain, très calorique! Plat de charcuterie et fondue moitié moitié. Un demi litre de bière pour faire passer, ce sera plus facile pour dormir avec le réveil à 5h.\nUn local me prévient que c’est difficile par là où je vais, j’appréhende un peu. J’ai des solutions de repli si je sens que ça va pas fort, mais je me suis fait mon tracé et j’aime bien le respecter, coûte que coûte… Et j’ai une furieuse envie d’en découdre, sachant que c’est ma seule « vraie » journée sur le vélo avant d’attaque la semaine de boulot le dimanche…\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2012/07/suisse-premier-jour/","summary":"Je suis parti quelques jours en Suisse et il était temps que je fasse un petit retour! Jeudi 17 mai, je part en train depuis Rennes, changement à Lyon puis à Genève. J’arrive à Bern en milieu d’après midi, je rejoins mon hôtel en tramway. Voyage un peu éprouvant avec une grosse valise et un […]","title":"Suisse – premier jour"},{"content":"Après toutes ces péripéties et autres chutes, il est temps de conclure cette année 2012 avec une dernière grosse sortie.\nJe pars donc trois jours à travers la Bretagne et la Normandie. Tout d’abord je rejoins la célèbre Omaha Beach que je n’ai jamais vu, puis je passe la nuit à Bayeux. Le lendemain, un petit tour sur la côte pour faire un peu le touriste et je rejoins Caen où arrive mon collègue en train. Nous filons alors vers le sud à travers la belle Suisse Normande. Nous faisons étape samedi soir à Mortain, toujours en Normandie. Dimanche nous rejoignons notre domicile en douceur via les marches de Bretagne.\nLe temps annoncé n’est pas terrible, mais cela n’a aucune espèce d’importance!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/12/comment-bien-finir-lannee/","summary":"Après toutes ces péripéties et autres chutes, il est temps de conclure cette année 2012 avec une dernière grosse sortie. Je pars donc trois jours à travers la Bretagne et la Normandie. Tout d’abord je rejoins la célèbre Omaha Beach que je n’ai jamais vu, puis je passe la nuit à Bayeux. Le lendemain,","title":"Comment bien finir l’année?"},{"content":"Premier train samedi matin, au départ de Rennes pour Paris. J’enchaine directement avec un train de banlieue pour Saint Quentin. Le départ n’est pas tout proche de la gare, c’est un peu la galère avec la valise pour les vacances et le vélo dans le sac… Il y a beaucoup de nationalités, mais les échanges sont quasi inexistants. Je grignote un petit truc et remonte ma machine. Je passe aux inscriptions, rien a signaler.\nJ’attends mon ami qui passe me chercher sous une grosse chaleur, cela me permet de voir quelques amis cyclistes. La soirée avec mon ami est l’occasion de se promener aux étangs de Cergy, je ne pense pas trop à ce qui m’attend le lendemain, tant mieux…\nLe lendemain, je prends deux trains pour rejoindre le départ, je croise un nordiste bien sympathique, on discute et on arrive a 11h. Il fait déjà chaud et je décide de manger tout de suite en arrivant pour bien digérer. Je croise un anglais déjà vu sur le brevet de 600, on discute pas mal mais le temps ne passe pas bien vite… Je reviens au gymnase vers 13h, il ne se passe pas grand chose, je reste à l’ombre, le soleil tape fort.\nPeu avant 14h, je suis la meute et rentre dans la file pour prendre le départ. Nous sommes 1200 à partir à 16h, pour ne pas lâcher tout le monde en même temps, trois groupes de 400 partiront avec 20 minutes d’intervalle. Et tout le monde veut partir dans le premier… Après une heure à peu près à l’ombre, on nous avance, mais au soleil. Les premiers pointages ont lieu à 15h15, cela avance mais les 400 premiers vont sur la ligne. Une deuxième vague est lancée 20 minutes après, mais je suis juste derrière les derniers. Encore 20 minutes à attendre, debout au soleil. Tout le monde commence à en avoir marre… Nous partons finalement tant bien que mal à 16h50.\nLe départ se fait sous bonne escorte, avec une voiture et deux motos. La vitesse est modérée, des retrouvailles entre anciens participants ont lieu, il y a une bonne ambiance. Le groupe est compact jusqu’à la première montée, je me sens pas super en forme et je sais qu’il faut laisser partir… Les groupes sont gros pendant encore un bon moment, avec pas mal de gens qui roulent à gauche, ce que je ne comprends pas trop… Les voitures en face doivent s’arrêter pratiquement dans le fossé pour ne pas rentrer dedans…\nAprès 50km, je commence à sentir mon genou, je ne m’affole pas et mouline le plus possible, je ne sens pratiquement rien lorsque je ne force pas. Et puis c’est très plat, avec un petit vent de face tout de même. Un coréen perd son chasuble, je lui signale et il fait demi tout pour aller le chercher. Il revient dans mon groupe et nous discutons un peu. Mon genou n’est pas bien vaillant, dès que je force cela me fait vraiment mal.\nPlus nous approchons de Mortagne, plus la route se fait vallonée. Je suis à l’arrêt dans les montées, mon genou et mon mental ne suivent plus. A peine plus de 100km et déjà une belle inflammation du genou, je ne souhaite pas continuer.\nLe contrôle me fait du bien, je passe par la Croix Rouge mettre de la glace et je mange un morceau. Je m’arrête assez longtemps et repars avec le coréen. Je reprends espoir, les vingt kilomètres suivant se passe bien, j’emmène quelques personnes dans mon sillage. Quelques groupes nous doublent, le coréen en prends un et me demande de le suivre. Le rythme n’est pas violent, mais mon genou se réveille petit à petit. La douleur est lancinente et modifie ma façon de pédaler. C’est très fatiguant, je suis beaucoup moins économe et je pédale pratiquement qu’avec la jambe droite. Quand je me lève sur les pédales, je le regrette assez vite, la douleur étant bien plus vive, mais au moins j’arrive à bien avancer.\nAu fil des kilomètres, je me fais à la décision la plus raisonnable quant à la souffrance que je subis. Je ne me vois pas continuer comme cela encore plus de deux jours. J’aimerais tant continuer, mais ce n’est pas possible. Je suis très difficilement le même groupe. Je vois que les autres ne forcent pas, les montées sont pour moi très difficiles et je dois me battre pour ne pas m’arrêter au bord de la route.\nArrivé au contrôle de Villaines la juhelle, je vais pointer et retrouve l’anglais parti vingt minutes avant moi. Je discute avec lui et lui confie mon impossibilité de continuer. Je n’arrive pas à me faire à l’idée que je dois abandonner… J’ère dans le contrôle, n’osant pas demander ce qu’il faut faire pour se rendre. Je vérifie tout de même qu’il y a un dortoir, et je prends une bouteille d’eau pour réfléchir encore un peu. J’apprends que les gares les plus proches sont Alençon et Evron. Mon genou me fait mal quand je marche, je prends la décision et je passe au pointage pour connaitre la procédure. On me demande encore si je suis sûr, cela devient pénible après avoir croisé une connaissance qui m’a ris au nez quand je lui ai dit que j’arrêtais… Enlever la plaque du vélo me fait mal au coeur, je ne suis vraiment pas fier. Je prends une bonne douche et me couche avec envie de dormir autant pour me reposer mais surtout pour arrêter de cogiter. Il est pratiquement 3h du matin.\nUn ronfleur me réveille à 6h, je n’ai toujours pas d’appétit, je n’ai rien mangé depuis des heures. La gare d’Evron est plus proche, mais les trains pour Paris sont des TGV après une correspondance au Mans, donc pas possible pour les vélos. Alençon est relié au réseau TER normand, avec correspondance pour Paris. Je pars avant l’aube, à pied dans Villaines, avec la honte d’abandonner. J’évite la route du PBP, je suis enfin seul sur la route. Je roule à ma main, je connais cette route, je l’ai déjà empruntée pour venir à Paris en juillet. La comparaison fait très mal, je comprends mieux mes sensations de la veille avec cette référence. Mon genou m’empêche de rouler à ma vitesse dans un facteur à peine croyable. J’arrive à la gare après 35km, et vois le panneau avec tous les trains supprimes… Il y a là un cycliste, on parle anglais, il est allemand et a abandonne dans la nuit, il avait déjà deux heures de retard au premier contrôle, je crois l’avoir vu vomir au bord de la route au départ. Il a insisté un peu après Villaines mais a fait demi tour après un nouveau vomi…\nLe bus de remplacement ne pourra surement pas prendre les vélos, et il va au Mans, gare TGV où les vélos sont interdits. Je demande a la préposée si un train normand n’irait pas à Paris avec une halte proche, c’est le cas. Surdon est une tout petite gare à côté de Sées, une très jolie ville.\nLe train est à 10h30, il nous reste à peine deux heures pour 30km, la route du retour est longue…\nArrivés à la gare, un troisième arrive, belge cette fois ci, mais aussi malade toute la nuit. On se sent beaucoup moins seul, l’abandon est moins amer.\nLe train est bondé, je ne peux pas m’assoir avec eux, je reste garder les vélos. Deux heures plus tard, assis par terre, nous arrivons à Paris. Le belge repart vers le départ récupérer ses affaires, j’accompagne l’allemand vers la gare de l’est. Nous mangeons au Subway, bof bof… Sa conduite en ville est assez… spéciale! Il ne tient pas compte des panneaux ou des feux, je n’aime pas ça du tout! On arrive en début d’aprem à la gare de l’Est. Après quelques péripéties pour changer ses billets, il est contraint de prendre un hôtel et un billet à 200€ pour rentrer… Trop cher abandon, je suis triste pour lui. Il ne veut plus entendre parler de longue distance! Je le laisse sur le parvis, je dois encore aller à Cergy.\nJe rejoins Nation en passant par le centre, ça grouille de touristes, même en vacances, Paris me saoule. Une fois sur le quai, je ne comprends pas trop les indications. Aucun train pour Cergy, l’une des trois branches ouest du RER A. Ne souhaitant ni aller à Saint Germain ni à Poissy, je prends l’autre choix, La Défense. Une fois arrivé, j’entends que la branche de Cergy est hors de service, bon… Je connais un peu le coin, je décide d’aller à Poissy et monter l’Hautil par Triel, connaissant déjà la route par Chanteloup (toujours l’escapade de juillet!).\nJe me pose enfin à Cergy le Haut sur les coups de 17h, il me reste un peu de temps avant de retrouver mon ami, j’en profite pour boire une bonne bière en terrasse, je l’ai pas volée!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/08/pvp-2011/","summary":"Premier train samedi matin, au départ de Rennes pour Paris. J’enchaine directement avec un train de banlieue pour Saint Quentin. Le départ n’est pas tout proche de la gare, c’est un peu la galère avec la valise pour les vacances et le vélo dans le sac… Il y a beaucoup de nationalités, mais les échan","title":"PVP 2011"},{"content":"C’est assez facile même moi j’ai réussi!\n– ne pas trop s’entrainer avant, cela risquerait d’être en forme le jour J. Il et préférable pour bien rater son objectif de forcer en permanence pendant que les autres se baladent\n– partir sans compagnon de route, en cas de doute on est sur de flancher et de tendre vers la décision la plus facile\n– ne pas prendre d’anti douleur. Un minimum de plaisir risquerait de favoriser un bon mental.\n– partir vite en suivant des gens que l’on se sent capable de suivre (un jour ou on serait en forme). Bien sur la forme ne compte pas, se concentrer sur la vitesse et se dire que c’est pas insurmontable et qu’on va tenir\n– évidemment, tomber quelques jours avant en fragilisant un tendon, le non objectif sera atteint!\nJe posterais un compte rendu moins ironique cette semaine, j’aurais le temps….\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/08/rater-son-obejctif-en-cinq-lecons/","summary":"C’est assez facile même moi j’ai réussi! – ne pas trop s’entrainer avant, cela risquerait d’être en forme le jour J. Il et préférable pour bien rater son objectif de forcer en permanence pendant que les autres se baladent – partir sans compagnon de route, en cas de doute on est sur de flancher et […","title":"Rater son obejctif en cinq leçons"},{"content":"Comme dirait l’autre, on a jamais été aussi prêt… heu près!\nLe vélo et les bagages sont empaquetés, ils semblent d’ailleurs aussi impatient que moi de partir à l’aventure.\nCe moment avant de s’embarquer est si particulier, entre appréhension et envie, colère et plénitude, acuité et énervement. On se sent si vivant!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/08/presque-pret/","summary":"Comme dirait l’autre, on a jamais été aussi prêt… heu près! Le vélo et les bagages sont empaquetés, ils semblent d’ailleurs aussi impatient que moi de partir à l’aventure. Ce moment avant de s’embarquer est si particulier, entre appréhension et envie, colère et plénitude, acuité et énervement. On se","title":"Presque prêt!"},{"content":"Une visite à la médecine du sport ce matin m’a confirmé une partie de ce dont je me doutais : la douleur est uniquement due au traumatisme, tout va bien au niveau articulaire.\nLe dessus du genou est encore un peu gonflé, pas cicatrisé et inflammé. Le médecin m’a prévenu des douleurs qui pourraient apparaître au cours de l’épreuve et m’a conseillé de bien tourner les jambes pour réduire la contrainte. Un doute subsiste quant à la nature de la blessure derrière la rotule, qui pourrait être aussi importante que devant. Au quel cas je le sentirais très vite si ce n’est pas assez cicatrisé avec une grosse inflammation.\nMon traitement est de prendre des anti inflammatoire pour réduire l’oedème, du cicatrisant sur la plaie et glace le soir. Les choses s’amélioreront encore en cinq jours, je suis optimiste avec le net progrès de ces cinq derniers jours!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/08/mise-a-jour-du-genou-en-cours/","summary":"Une visite à la médecine du sport ce matin m’a confirmé une partie de ce dont je me doutais : la douleur est uniquement due au traumatisme, tout va bien au niveau articulaire. Le dessus du genou est encore un peu gonflé, pas cicatrisé et inflammé. Le médecin m’a prévenu des douleurs qui pourraient a","title":"Mise à jour du genou en cours"},{"content":"Je suis gentiment une voiture à un rond point, à la sortie il y a une petite portion commune avant la bifurcation bus à gauche et voitures à droite. Je suis la voiture, avec le vent dans le dos je peux la suivre à l’aise à 45/50.\nElle accélère, moi aussi, mais elle pille au niveau du sens interdit qui n’est pas très clair (il désigne la voie de gauche avec une petite flèche). Je n’ai pas le temps de freiner, ma roue touche le pare choc et je tape la voiture avec nez/menton (et sans doute les genoux). Je m’étale sur la route, je mémorise la plaque « par réflexe ». Je me sens pas trop mal, je saigne juste du nez pour le moment. La voiture de devant et de derrière s’arrête, ils sont super gentils, je ne peux pas vraiment leur en vouloir… Après un petit check up mon nez ne saigne déjà plus, mais les autres douleurs se signalent. Le vélo n’a rien comme la voiture (le pneu et le pare choc sont juste un peu brûlés au contact). Par contre je sens que mon genou n’est pas très vaillant. Ils proposent de me ramener, il me reste une quinzaine de kilomètres au plus court (au lieu des 60 prévus…). Je leur dis que ça ira, ils restent un bon moment s’assurer que je vais bien. Une fois partis je remonte sur le vélo et une douleur fulgurante me traverse le genou à l’extension. Et à la flexion ce n’est pas beaucoup mieux.\nLe chemin du retour ne sera pas si difficile au niveau de la douleur, mais psychologiquement. Toute cette préparation pour échouer si prêt du but… Ou est-ce que dix jours sont suffisants pour que mon genou soit prêt à affronter 1250km? J’ai complètement perdu mon coup de pédale, je ne peux pas forcer avec la jambe gauche, et je souffre rien que de plier/déplier. J’appelle mon médecin sur la route, il ne consulte pas aujourd’hui et impossible de prendre un rendez vous demain…\nArrivé à la maison je ne peux pas marcher ou monter les escaliers normalement, la jambe tendue est la seule position que ne me fasse pas souffrir. J’essaye de me rassurer en me disant que ma rotule a sa mobilité sans douleur perçante, que c’est juste le tendon qui a pris un gros choc (juste au dessus de la rotule). Mais dix jours, c’est court…\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/08/mauvaise-sortie/","summary":"Je suis gentiment une voiture à un rond point, à la sortie il y a une petite portion commune avant la bifurcation bus à gauche et voitures à droite. Je suis la voiture, avec le vent dans le dos je peux la suivre à l’aise à 45/50. Elle accélère, moi aussi, mais elle pille au […]","title":"Mauvaise sortie…"},{"content":"Et oui, plus que quelques jours avant le départ du Paris Brest Paris 2011.\nAprès quelques week end festifs sans rouler, je pars ce week end vers Paris pour accumuler quelques kilomètres. Après une escale à Carrières sur Seine, je repars de Cergy le Haut/Courdimanche vers la Bretagne.\nAller\nTransition\nRetour\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/07/derniere-ligne-droite-avant-pbp/","summary":"Et oui, plus que quelques jours avant le départ du Paris Brest Paris 2011. Après quelques week end festifs sans rouler, je pars ce week end vers Paris pour accumuler quelques kilomètres. Après une escale à Carrières sur Seine, je repars de Cergy le Haut/Courdimanche vers la Bretagne. Aller Transitio","title":"Dernière ligne droite avant PBP!"},{"content":"Depuis une semaine j’étais très stressé par ce dernier brevet qualificatif pour le Paris Brest Paris de cet été. J’ai commencé à préparer mes affaires jeudi et vendredi soir tout était prêt pour le départ. Je suis même passé par le local des cheminots pour m’inscrire, le matin même c’est la cohue et de la perte de temps (et de sommeil!).\nLe départ étant fixé à 5h dans le centre de Rennes, je dois partir à 4h en vélo de chez moi. Le réveil réglé à 3h20, je m’endors quelques heures avant. Lorsque celui ci sonne, j’appuye sur le mauvais bouton et l’éteins. Je me réveille en panique, 4h10! Je sais ce qu’il me reste à faire, tout est prêt, je passe devant le panneau d’information à côté de chez moi à 4h22. Le corps n’est pas d’accord pour rouler vite au sauté du lit, je lui force un peu la main, j’arrive au stade avec un gros 30 de moyenne.\nJe suis presque en avance, j’ai le temps de saluer quelques connaissances, je tamponne ma carte de route et croise Hugues, avec qui j’ai fait le 1000 l’année dernière. Je prends des nouvelles et répare son connecteur de dynamo (le mien m’a déjà fait le coup!).\nEnfin le départ, nous cheminons tranquillement vers le nord. Je fais connaissance d’un normand de Cabourg, on parle de la Corse! Je vois des petits groupes partir devant, je pourrais les suivre, mais la route est longue, très longue et je me connais… Nous arrivons alors à Tinteniac après 1h15 et 32km, soit une moyenne de 24km/h. Je n’ai pas vu le temps passé, j’ai l’impression d’être parti depuis 5 minutes. Je roule avec deux personnes de mon club, dont l’un ne veut pas s’arrêter. Nous repartons aussitôt et nous sommes vite rejoins par différents groupes à l’arrière. La montée vers l’antenne de Bécherel fait la sélection, nous serons un bon groupe jusqu’à Loudéac.\nIl n’y a pas vraiment de grosse difficulté pour le moment, et tout le monde est encore en forme. Ce n’est pas très régulier et roule un peu vite dans les bosses, je préfère enrouler sur le plat et monter tranquille avec une telle distance. Je me fais gentiment engueulé par Dédé, l’un des deux de mon club. Non seulement je me fais traîner, et en plus je râle!\nA Loudéac il est 9h passé et on ne tombe pas sur un bistrot d’ouvert rapidement. On fait une petite pause classique, tamponnage, café, toilettes et remplissage des bidons. J’en profite pour sortir un sandwich, je n’ai pas eu le temps de petit déjeuner encore! Nous repartons à 4, l’allure est bonne avec les très nombreuses cotes à la sortie de Loudéac. Nous croisons une cyclosportive en face, les signaleurs sont un peu perdus en nous voyant passer à contre sens, on a pas vraiment le temps d’expliquer ce que l’on fait à chacun d’entre eux! Après Corlay nous arrivons sur une grande route très désagréable, en file indienne pendant presque une heure avec pas mal de voitures. Je suis content de retrouver les petites routes avant Carhaix! Je prends de plus en plus de relais, les jambes répondent bien.\nArrivé à Carhaix, je perds mes compagnons de vue en allant acheter à manger. Je les attends à la sortie de la ville où je pique nique mais je ne les verrais jamais arriver. Je décide d’y aller, je me suis arrêté depuis une bonne demi heure. Je retrouve le frère de Daniel après Poullaouen, apparemment ils sont derrières, j’attends encore un peu… Je repars quand je vois passer un petit groupe de 4, tous étant de Pipriac. D’expérience ce sont les meilleurs groupes, solidarité et ambiance sont au rendez vous. La montée vers Roc Trévézel se fait avec le vent de face, je lâche un peu les chevaux et profite du paysage en haut. Je rencontre alors deux vélos couchés en transmission directe, je pose beaucoup de questions et j’apprends beaucoup! Je suis très bien à ce moment, je roule plutôt pas mal jusqu’à Brest.\nAprès un premier bar qui n’est pas encore à Brest, nous longeons un peu la mer jusqu’au bar suivant. Je prends un Coca avec Bertrand et Sébastien, mais on a faim! J’avais repéré un crêperie ouverte entre le pont et Brest, nous allons finalement sur le parking du front de mer dans une « baraque à crêpes ». C’est limite extrémiste, c’est galette nature ou beurre. J’en prends deux. Il fait aussi des crêpes au chocolat, j’en prends une!\nLes nuages noirs arrivent, je vais essayer de rester devant… Je laisse mes compagnons après avoir franchis le pont Albert Louppe et je commence à sentir le poids de la fatigue. Les ascensions sont longues dans le Finistère, je monte au train en me fixant comme objectif Carhaix. Au Roc Trévézel je me couvre, la fraîcheur arrive en ce début de soirée. Je sais déjà ce que je vais manger et j’en salive d’avance. Il est plus de 22h et je n’ai pas envie de manger un de mes sandwichs dans un café. Je préfère une assiette kebab, assortiment de mouton, frites et salade. J’engloutis dûment mon assiette arrosé d’un Coca et d’un café. Je repars dans la nuit, il reste 200km. Je n’ai vu personne depuis Brest, les lumières sont de moins en moins souvent allumés et les bruits qui brisent le silence ne sont pas toujours rassurants.\nJe retrouve la grande route de l’aller, qui me semble bien plus vallonnée au retour… J’aimerais m’arrêter après Corlay mais je ne trouve aucun endroit qui me convienne. A Allineuc, une fête de village éparpille les ivrognes sur la route, on s’attend pas à croiser un cycliste à 1h du matin! La route est difficile jusqu’à Loudéac, je passe les bosses tranquillement et constate le froid saisissant dans les descentes. Cela tombe bien, je m’arrête bientôt! Je cherche un distributeur de billet abrité, je ne verrais qu’après celui avec un sas… Je m’assois manger et boire. Je me sens terriblement fatigué, je rajoute une couche pour ne pas attraper froid. Il est 2h30 du matin, il reste 130km. La suite n’est pas difficile en elle même, mais j’ai de plus en plus de mal à monter les côtes. Quand mon coeur montait à 160 sans problème au début, je dois me faire violence pour être à 130. Là où j’étais à 125 dans les descentes, je descends sous les 100. Et plus le temps avance, moins j’arrive à rouler.\nAprès presque deux heures comme cela, je cherche un endroit pour m’arrêter me reposer un peu. Je balaye les environs avec mon phare dans le bourg d’Illifaut et trouve un abri bus… déjà occupé! Un anglais qui fait le brevet est déjà là. Il a eu un gros coup de barre cette nuit et essaye de récupérer. Nous discutons un petit moment et repartons. Je constate alors que je suis archi cramé, incapable de tenir quelque rythme que ce soit. Je prends sa roue, il n’est pas très frais non plus mais semble moins souffrir que moi.\nJe l’ai déjà constaté dans les précédents brevets réalisé à bonne allure, je roule toujours trop vite au début. Pourtant je n’ai pas l’impression de forcer, tirer sur l’organisme, mais je paye très cher le rythme du début. C’est le cas ici. Le soleil n’est pas encore levé, je m’endors sur le vélo, il fait froid et je n’arrive pas à rouler à 25km/h, vent dans le dos. Je suis tant bien que mal un compagnon de fortune mais la tête n’y est pas. J’ai des doutes sur ma réelle volonté de faire le Paris Brest en aout, il y a tellement de belles choses à faire en vélo sans souffrir… Je m’accroche et fixe objectif après objectif. Saint Méen, Bécherel, Tinteniac. J’espérais arriver à 7h dans Tinténiac, pour un petit déjeuner au PMU avec des emplettes à la boulangerie. Nous avons beaucoup d’avance, les kilométrages n’étant pas très exacts sur la feuille de route. Je fais pointer nos cartes par la fenêtre derrière la boulangerie.\nNous repartons pour les 32 derniers kilomètres jusqu’à Rennes. Un petit vent de face rends les choses difficiles mais kilomètre après kilomètre nous franchissons les couronnes. Le mitage a fait des ravages par ici, comme les grands entrepôts en taule ondulée destinés à la consommation. Je suis pour le moment occupé à suivre mon ami anglais, mais je n’arrive pas à prendre de relai régulier. Je ne peux que me mettre en danseuse et faire des acoups… Enfin nous franchissons une rocade, puis une deuxième, avant d’arriver sur les grands boulevards. Nous traversons la ville très lentement, au gré des feux et des taxis qui nous manquent pas de faire comprendre qu’on les gêne. Nous arrivons au stade à 8h30, sous les premières gouttes. Les cheminots sont très bavards, cela change du calme des dernières heures! Je prends un sandwich et un café, salue l’anglais et reprends la route sous une pluie plus forte. J’arrive enfin chez moi à 9h30, je range le vélo en enlevant sacoches et bidons. Je pose tout cela dans un coin et m’allonge pour réfléchir au plan d’action. Je n’ai plus d’énergie, autant bien réfléchir avant comment ne pas la gaspiller!\nJe suis dans mon lit à 10h30, bonheur!\nAu cours de ces 600km j’ai souvent pensé à Éric Vincent, participant au brevet de Gap assassiné par un chauffard il y a une semaine. RIP\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/06/brevet-600-compte-rendu/","summary":"Depuis une semaine j’étais très stressé par ce dernier brevet qualificatif pour le Paris Brest Paris de cet été. J’ai commencé à préparer mes affaires jeudi et vendredi soir tout était prêt pour le départ. Je suis même passé par le local des cheminots pour m’inscrire, le matin même c’est la cohue et","title":"Brevet 600 – compte rendu"},{"content":"Frais douché, je constate l’étendu des dégâts. A part une grosse fatigue, tout ne va pas si mal. Les derniers 200 ont vraiment été dur dans la nuit avec le froid et la fatigue, mais je me suis trouvé un compagnon anglais pour les 90 derniers kilomètres qui m’a bien aidé! Arrivés à 8h30, cela nous fait 600km en 27h30, je suis plutôt content de moi! Environ 3 heures de pause en tout, pas très optimisé ça par contre… Mais sur la fin les arrêts de 20min me permettaient de reposer un peu le coeur qui a bien donné pendant ce périple.\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/06/brevet-600-the-end/","summary":"Frais douché, je constate l’étendu des dégâts. A part une grosse fatigue, tout ne va pas si mal. Les derniers 200 ont vraiment été dur dans la nuit avec le froid et la fatigue, mais je me suis trouvé un compagnon anglais pour les 90 derniers kilomètres qui m’a bien aidé! Arrivés à 8h30, cela […]","title":"Brevet 600 – The End"},{"content":"De retour a Carhaix apres un beau voyage dans le Finistere jusqu’a Brest. Je m’autorise une assiette kebab delicieuse, avec coca et cafe pour eloigner le sommeil. Les derniers 200 vont etre durs dans la nuit surtout si la pluie s’invite…\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/06/brevet-600-deux-tiers/","summary":"De retour a Carhaix apres un beau voyage dans le Finistere jusqu’a Brest. Je m’autorise une assiette kebab delicieuse, avec coca et cafe pour eloigner le sommeil. Les derniers 200 vont etre durs dans la nuit surtout si la pluie s’invite…","title":"Brevet 600 – deux tiers"},{"content":"Parti a 5h ce matin, nous voila a Carhaix. Bonne matinee, plus de 200km au compteur. Direction Brest puis demi tour jusqu’a la maison. Arrivee prevue demain matin!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/06/brevet-600-au-tiers/","summary":"Parti a 5h ce matin, nous voila a Carhaix. Bonne matinee, plus de 200km au compteur. Direction Brest puis demi tour jusqu’a la maison. Arrivee prevue demain matin!","title":"Brevet 600 – au tiers"},{"content":"Sous les yeux en permanence, ma feuille de route m’encourage ou me déprime. J’ai essayé de lui être le plus fidèle possible, certains ajustements au jour le jour m’ont permis de faire la Restonica, ce que je ne regrette vraiment pas!\nPour laisser de la place à l’imprévu, je préfère tout prévoir!\nChaque jour, on va avoir tout d’abord un profil miniature, avec des graduations qui dépendent de la journée (10 ou 25km en X, 250 ou 500m en Y). Pour chaque point que j’ai choisi, j’ai une ligne contenant :\nnom kilométrage cumulé altitude dénivelé cumulé heure de passage théorique vitesse moyenne depuis dernier point ascension moyenne (m/h) depuis dernier point L’altitude est donné par les données de la NASA (SRTM), suffisante pour mes besoins. A partir du profil, j’ai développé un petit outil qui prends en entrée une puissance et un poids et qui me donne la vitesse en chaque point, donc le temps de passage. Je ne prends pas une puissance trop élevée afin de compenser les arrêts. J’ai tendance à prendre beaucoup d’avance quand cela monte « bien » (à partir de 6% environ). En effet, au lieu du plafond de 350/400m/h, je monte plutôt au dessus des 600m/h, ce qui reviens à mettre 1h au lieu de 1h30! Le temps de prendre un café, manger au sommet, prendre des photos, etc!\nJ’envisage de publier ce programme dans le futur, il m’est indispensable pour dimensionner mes journées lors de tels voyages contraints dans le temps.\nLe profil de l’itinéraire (PDF)\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/06/mon-fidele-ami-en-corse/","summary":"Sous les yeux en permanence, ma feuille de route m’encourage ou me déprime. J’ai essayé de lui être le plus fidèle possible, certains ajustements au jour le jour m’ont permis de faire la Restonica, ce que je ne regrette vraiment pas! Pour laisser de la place à l’imprévu, je préfère tout prévoir! Cha","title":"Mon fidèle ami en Corse"},{"content":"Me voilà de retour en Bretagne, des images pleins la tête et un vrai bronzage de cycliste!\nJe compte faire un compte rendu sur cette aventure un peu plus tard, je dois d’abord me remettre du voyage et me rendre disponible pour Aurélie!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/05/petit-bilan-chiffre/","summary":"Me voilà de retour en Bretagne, des images pleins la tête et un vrai bronzage de cycliste! Je compte faire un compte rendu sur cette aventure un peu plus tard, je dois d’abord me remettre du voyage et me rendre disponible pour Aurélie!","title":"Petit bilan chiffré"},{"content":"Après une bonne nuit de sommeil, je suis passé par l’île Rousse et commence l’ascension du col de battagli. Je double un cyclo campeur qui vient de partir, j’en profite pour discuter un peu. Il est plus a la cool que moi, il prendra même le temps de visiter, chose que je fais a peine… je le laisse assez vite, nous prenons des directions très différentes.\nJe m’arrete prendre un bon café avant le col, je monte depuis déjà 1h et je suis loin d’être en haut. La fin est très pentue, j’arrive en haut fatigué. Il est 9h30, j’ai 25km au compteur… heureusement cela ne monte plus trop avant de retrouver la route des agriates, et les paysages valent bien des cartes postales. Par contre je n’ai pas grand chose à manger, je suis obligé de faire un détour de quelques kilomètres pour trouver l’épicerie d’un camping. Je fais une pause dans le désert des Agriates, il est même difficile de trouver de l’ombre…\nLa chaleur se fait de plus en plus forte et j’essaye de boire le plus possible malgré une envie de vomir tenace. Je fais le plein a Saint Florent, je ne m’y attarde pas. J’entame aussitôt la remontée du Cap Corse en traversant les domaines de Patrimonio. Je prends la petite route qui remonte un peu plus dans les terres, je sens les jambes de plus en plus lourdes.\nDans la dernière montée je pose le vélo, je n’ai ni bu ni mange depuis plusieurs heures… ce n’est pas vraiment la bonne stratégie!\nComme tous les soirs, montage de tente, douche et lessive sont au programme. Je suis trop fatigué pour entamer quoi que ce soit d’autre, une petit sieste est la bienvenue. Les moustiques n’ont pas l’air sensibles a mon produit, damned!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/05/tout-au-nord/","summary":"Après une bonne nuit de sommeil, je suis passé par l’île Rousse et commence l’ascension du col de battagli. Je double un cyclo campeur qui vient de partir, j’en profite pour discuter un peu. Il est plus a la cool que moi, il prendra même le temps de visiter, chose que je fais a peine… […]","title":"Tout au nord"},{"content":"Cette première journée s’est plutôt bien passée, bien que longue… je ne suis pas encore habitué à la chaleur, j’ai un peu souffert cet après midi.\nTout avait bien commencé avec une succession d’ascencions jusqu’à Piana. Là j’ai pu manger avec le panorama que l’on connaît! Bonne surprise, ma batterie de secours s’est complètement chargée dans la matinée. Je peux recharger quatre piles ou mon téléphone avec, plus besoin de prise!\nLa suite a été plus laborieuse avec le vent et une très mauvaise route. Je suis arrivé dans un état pathétique a Calvi, où je me suis ravitaille au coca. La suite a été bien plus facile (vent dans le dos et bonne route!). La Balagne est vraiment magnifique…\nArrive au camping l’accueil est fermé, tant pis je m’installe quand même… je discute avec mes voisins, ca fait du bien de parler a des gens!\nJe tombe de fatigue, j’espère faire de meilleurs billets a l’avenir!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/05/rapide-bilan-de-cette-premiere-journee/","summary":"Cette première journée s’est plutôt bien passée, bien que longue… je ne suis pas encore habitué à la chaleur, j’ai un peu souffert cet après midi. Tout avait bien commencé avec une succession d’ascencions jusqu’à Piana. Là j’ai pu manger avec le panorama que l’on connaît! Bonne surprise, ma batterie","title":"Rapide bilan de cette première journée"},{"content":"\nQuelle vue ces calanches de Piana!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/05/dejeuner-panorama/","summary":"Quelle vue ces calanches de Piana!","title":"Déjeuner panorama"},{"content":"Mon fidèle Kona Honky Tonk va partir en vacances, avec moi dessus! Cela va lui changer de l’immonde itinéraire Chartres de Bretagne-Rennes Beaulieu que j’utilise pour aller au travail…\nC’est un vélo en acier que j’ai acheté il y a quelques années, il est équipé de garde boue l’hiver.\nDans sa configuration estivale, il est relativement léger tout en étant le plus robuste possible pour l’utilisation que j’en ai. En effet, avec une quinzaine de kilos de bagages, les roues et le cadre subissent de grosses contraintes et je ne souhaite vraiment pas qu’il m’arrive quoi que ce soit!\nAussi, je conserve ma dynamo et la lumière si jamais j’ai besoin de rouler la nuit, par sécurité et fiabilité.\nLa dynamo est dérivée en deux sorties, une pour les lumières avant et arrière, une autre pour une petit boitier que j’ai préparé durant le printemps. Cela va me permettre de transformer le courant alternatif délivré par la dynamo en courant continu compatible avec les tensions USB. Ainsi, je vais pouvoir charger mon téléphone et les piles destinées au GPS et à l’appareil photo sans avoir besoin de prise électrique! J’écrirais un article un peu plus détaillé au futur si l’expérience est concluante.\nLa roue arrière possède une roue de VTC bien solide afin de soutenir les bagages et mon poids (je rêve de cannelloni au brocciu!).\nLa transmission est un mixte entre VTT et route à l’ancienne. Les manettes au cadre sont indexées pour l’arrière, le pédalier triple à l’avant possède un petit plateau de 30, et avec la cassette 9 vitesses cela doit me permettre de passer partout (souvenirs douloureux des cols basques de l’année dernière!). Le dérailleur XTR traînait dans un carton quand mon Ultegra a lâché, il semble invulnérable…\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/05/tour-de-corse-le-velo/","summary":"Mon fidèle Kona Honky Tonk va partir en vacances, avec moi dessus! Cela va lui changer de l’immonde itinéraire Chartres de Bretagne-Rennes Beaulieu que j’utilise pour aller au travail… C’est un vélo en acier que j’ai acheté il y a quelques années, il est équipé de garde boue l’hiver. Dans sa configu","title":"Tour de Corse – le vélo"},{"content":"Le départ était à 16h de Saint Méen le Grand, pour nous emmener faire un petit tour de Bretagne. Je suis arrivé à 8h, en bien meilleur état que l’année dernière!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/05/brevet-de-400-valide/","summary":"Le départ était à 16h de Saint Méen le Grand, pour nous emmener faire un petit tour de Bretagne. Je suis arrivé à 8h, en bien meilleur état que l’année dernière!","title":"Brevet de 400 validé!"},{"content":"Et oui, il vaut mieux ne rien oublier quand on part pour dix jours de cyclo camping! Je me suis amusé à peser chaque élément, et voir ce qui m’est vraiment indispensable. La liste devrait être finalisée jeudi soir, veille du départ!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/05/tour-de-corse-liste/","summary":"Et oui, il vaut mieux ne rien oublier quand on part pour dix jours de cyclo camping! Je me suis amusé à peser chaque élément, et voir ce qui m’est vraiment indispensable. La liste devrait être finalisée jeudi soir, veille du départ!","title":"Tour de Corse – liste"},{"content":"Le départ aura lieu samedi 21 mai d’Ajaccio, pour dix jours à travers la Corse, en long et en large!\nAprès une première journée sur la côté ouest, suit la Balagne et les Agriates puis le Cap Corse.\nEnsuite direction Bastia et ses environs à la fin de la troisième journée.\nLes trois jours suivants sont une longue descente vers Bonifaccio, à travers la montagne et un passage sur le camping des beaux parents!\nLe sud de la Corse est fait en deux jours avant de revenir pratiquement à Ajaccio.\nLe centre ayant été occulté jusqu’à présent, je remonterais jusqu’à Corte avant de passer par le Vergio pour embarquer à Ajaccio…\nLes cartes jour par jour seront publiées au fur et à mesure du périple.\nEdit : parcours effectivement réalisé ci dessous\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/05/tour-de-corse-itineraire/","summary":"Le départ aura lieu samedi 21 mai d’Ajaccio, pour dix jours à travers la Corse, en long et en large! Après une première journée sur la côté ouest, suit la Balagne et les Agriates puis le Cap Corse. Ensuite direction Bastia et ses environs à la fin de la troisième journée. Les trois jours suivants […","title":"Tour de Corse – itinéraire"},{"content":"\nJ’ai acheté un premier vélo en décembre pensant pouvoir l’utiliser pour les brevets, j’ai eu quelques problèmes pour le faire repeindre et j’ai du utiliser mon Kona Honky Tonk pour les premières randonnées et le premier brevet de 200km, qualificatif pour Paris Brest Paris. Cela a été une expérience assez désagréable, ne pouvant rouler aussi vite que les autres dans les bosses…\nBref, dans un moment d’égarement, je me suis retrouvé à chercher des vélos en titane sur Troc Vélo. J’ai trouvé une affaire que je considère comme bonne, un Lapierre de 2000 correctement équipé. Nous faisons le détour par Angers un dimanche soir au grand désespoir d’Aurélie et je discute PBP avec le vendeur, qui a eu la malchance de tomber durant sa préparation cette année sans avoir fait le moindre brevet qualificatif…\nAprès avoir roulé quelques kilomètres avec, je me dis que ce serait un bon vélo pour les longues distances. Il est assez typé course, je dois donc modifier deux trois choses.\nTout d’abord j’ajoute une petite sacoche à l’avant, afin de mettre nourriture, papiers, téléphone et vêtements. J’ai un peu de mal à mettre mon support GPS, la pièce commandé pour le mettre au dessus de la potence n’est toujours pas arrivée au magasin. Je coupe un peu la guidoline et cale le support contre l’attache de la sacoche, pas top pour le moment…\nJe conserve d’ailleurs le cintre et la potence, même si je trouve cette dernière comme la pièce la plus moche du vélo… La fourche droite en carbone n’est pas confortable, il faudra faire avec aussi…\nJe change la roue avant par une roue commandée il y a quelques temps. Le poids est à peu près identique, sinon que j’ai désormais un moyeu dynamo! La résistance est très faible lumière éteinte, et la nuit au moins je vois en permanence!\nJe bidouille une lampe que j’avais que je croyais irrécupérable (fixation cassée), cela me semble assez solide pour quelques milliers de kilomètres! Je mets aussi des pneus avec un bon compromis poids/solidité, avec une large section de 25mm.\nJ’ai conservé les portes bidon d’origine, en plastique, euh en carbone pardon! Je monopolise un porte bidon pour mes outils, l’autre acceuillant un grand bidon.\nLui ayant laissé la selle, j’ai monté une selle en cuir pas encore faite (la faite est sur le vélo en peinture…), elle est déjà confortable neuve, mais une fois adaptée à ma morphologie, c’est royal!\nEn ce qui concerne la transmission et la roue arrière, j’ai juste changé le pneu. Les développements sont un peu gros, mais cela n’est pas trop grave pour le moment, pas de col de prévu avant quelques mois…\nCadre : Lapierre Titane 2000 Selle : Brooks Swift Potence/cintre/tige de selle : ? Manettes : Campa Record 9 Vitesses Freins : Campa Mirage Pédalier : Dura Ace 52/44 Roue arrière/cassette : ? Dérailleurs : Campa Record Pneus : Shwalble Durano Roue avant : Shimano DH3N80 / Mavic CXP 33 Lumière avant : Busch\u0026amp;Muller Cyo GPS : Garmin Dakota 20 ","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/04/nouveau-velo/","summary":"J’ai acheté un premier vélo en décembre pensant pouvoir l’utiliser pour les brevets, j’ai eu quelques problèmes pour le faire repeindre et j’ai du utiliser mon Kona Honky Tonk pour les premières randonnées et le premier brevet de 200km, qualificatif pour Paris Brest Paris. Cela a été une expérience","title":"Nouveau vélo!"},{"content":"Il est encore tôt dans l’année mais les kilomètres s’accumulent gentiment! Après Granville la semaine dernière, je pars cette fois au sud ouest, direction Lorient. Puis le lendemain, je vais dans ma famille vers Savenay.\nVivement vendredi!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2011/02/premiere-sortie-itinerante/","summary":"Il est encore tôt dans l’année mais les kilomètres s’accumulent gentiment! Après Granville la semaine dernière, je pars cette fois au sud ouest, direction Lorient. Puis le lendemain, je vais dans ma famille vers Savenay. Vivement vendredi!","title":"Première sortie itinérante!"},{"content":"Bon les choses commencent doucement à se mettre en place pour le gros objectif 2011 : Paris-Brest et son retour!\nLe matériel et le bonhomme préparent gentiment l’hiver, 25/30 km par jour pour le moment, juste pour aller au boulot en fait (et oui, j’aime bien être au chaud l’hiver!). J’ai acheté un nouveau clou en acier, j’espère qu’il fera l’affaire pour cette utilisation, sinon j’ai toujours mon vélo campeur qui me convient bien mais un peu lourd…\nTout commencera vraiment en mars avec le premier brevet qualificatif jusqu’au 600km de juin. Ayant fait 1000km cette année, ainsi que deux 24h en vtt, je sais à peu près à quoi attendre de mon physique, il faut espérer que la tête suive aussi!\nPour info, l’aller, et le retour!\nAller\nRetour\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/12/pbp-2011/","summary":"Bon les choses commencent doucement à se mettre en place pour le gros objectif 2011 : Paris-Brest et son retour! Le matériel et le bonhomme préparent gentiment l’hiver, 25/30 km par jour pour le moment, juste pour aller au boulot en fait (et oui, j’aime bien être au chaud l’hiver!). J’ai acheté un n","title":"PBP 2011"},{"content":"Voilà, en 720p, c’est mieux!\n201006 from Gabriel Landais on Vimeo.\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/09/video-des-pyrenees-mise-a-jour/","summary":"Voilà, en 720p, c’est mieux! 201006 from Gabriel Landais on Vimeo.","title":"Vidéo des Pyrénées mise à jour"},{"content":"Et bien voilà, l’été se termine, les kilomètres se sont accumulés au fil des voyages et des épreuves, il est temps de conclure!\nAinsi, je rejoins mes amis fêter des anniversaires en Normandie. Je vais ainsi partir de l’estuaire de la Loire pour rejoindre celui de la Seine ce week end.\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/09/un-dernier-pour-la-rentree/","summary":"Et bien voilà, l’été se termine, les kilomètres se sont accumulés au fil des voyages et des épreuves, il est temps de conclure! Ainsi, je rejoins mes amis fêter des anniversaires en Normandie. Je vais ainsi partir de l’estuaire de la Loire pour rejoindre celui de la Seine ce week end.","title":"Un dernier pour la rentrée"},{"content":"Contrairement à l’année dernière où je ne pouvais pas participer, j’ai voulu prendre ma revanche sur les 24H de Bonnac où j’ai pas vraiment été à la hauteur (même pas 200km!).\nLa logistique commence à être bien rodée, je sais de quoi j’aurais besoin, sans remplir la voiture jusqu’au plafond. Je décide de ne pas prendre de tente, si vraiment j’ai envie de dormir, je me contenterais du fauteuil passager.\nAurélie profite de ma montée à Paris pour voir des amis, j’en ferais de même vendredi soir à une pendaison de crémaillère, un peu de punch et de rouge ne feront pas grand mal! Après une bonne nuit et un délicieux petit déjeuner, je rejoins mon emplacement, à côté d’autres solos. Je suis juste à côté de Rone et Judi, je fais connaissance. Après le retrait du dossier, la préparation de la bouffe et du vélo, je suis prêt en avance, je règle encore deux trois détails et c’est parti pour rejoindre le départ, qui est à 14h!\nTout le monde est prêt 25 minutes avant le départ, et il se met à flotter sévère… Heureusement ce n’est que passager, et le décompte final se fera au sec.\nComme d’habitude c’est n’importe quoi ce départ, on est emporté par la meute, j’ai du mal à trouver mon vélo, et après, zou! C’est parti!\nAssez vite je sens que j’ai les jambes qui répondent, le circuit est roulant et permet de maintenir une bonne moyenne sans trop forcer.\nAprès 2h30, ma fourche talonne. Je n’ai plus de débattement, les fourreaux sont collés au T. La moindre racine m’envoie un choc dans les paumes, les descentes provoquent un bruit de casserole pas rassurant. Je connais le problème, je viens de remonter cette fourche qui revient de SAV. Je l’avais envoyé après Bonnac, elle m’avait déjà fait la même chose. Je croyais le problème réglé…\nJe n’ai de toute façon pas le choix, il va falloir y aller!\nAlors je roule, en essayant de ne pas me faire trop mal, en dosant mon effort pour tenir toute la durée raisonnablement. L’expérience joue beaucoup, entre les 24H que j’ai pu faire auparavant et les longues distances sur route, je me convainc que je suis capable de tenir.\nAprès 7 heures de course j’ai fait 17 tours. Il est dont 21h, j’installe mes lumières et me pose pour manger. J’ai bien profité du jour pour rouler, on roule toujours moins vite la nuit, autant s’arrêter sur cette période. Je croise régulièrement mon voisin Judi. Il est plus rapide que moi mais fait plus d’arrêts. Au final on est toujours à peu près dans le même tour, je pense même qu’il a un tour d’avance, mais je ne suis sûr de rien.\nJe ne souhaite pas regarder le classement, mon seul but est de rouler le plus vite et le plus longtemps possible, plus que ce que j’ai déjà pu faire. Le terrain est idéal, le temps est clément, mon vélo roule pas mal même si je suis en tout rigide. J’ai pris sur moi pour ne pas me fixer des objectifs trop ambitieux, m’imposer une pression que je ne sais pas gérer et qui me fait perdre mes moyens.\nJe m’arrête de nouveau vers minuit pour manger. Je n’arrive pas à m’alimenter sur le vélo, mes mains me font mal, la fourche rebondit sur les petits obstacles, et je ne suis pas bien habile avec mes gants longs. Je prends donc une dizaine de minutes pour manger un sandwich et faire des étirements. J’ai fait 23 tours en un peu plus de dix heures, on est pas encore à la moitié, et je sais que la suite est le plus difficile, c’est bien mais faut rien lâcher!\nJ’apprécie les arrêts autant pour le changement de position que pour l’effet sur ma fourche. En effet, celle ci se regonfle à l’arrêt, et je retrouve une suspension pour quelques dizaines de minutes quand je repart. Mes mains et mes bras apprécient!\nJe repars pour trois tours, avant de m’arrêter manger de nouveau. Mes jambes répondent encore bien, j’enchaîne aussitôt pour trois nouveaux tours avant un nouvel arrêt. Puis encore deux tours. Il est 4h45 avec 32 tours, pratiquement 270km. Il reste alors 9h de course, je sens mes jambes lourdes et je suis las. Je me remotive alors m’imposant un challenge, faire au moins 400km.\nJ’établis un plan de route assez simple, deux tours à l’heure, pauses incluses. Cela m’amènerais à 32 + 9×2, soit 50 tours, et 425km. J’arrive péniblement à faire les deux tours suivants en 30 minutes, ce n’est pas gagné! Peu importe, j’ai deux tours d’avance sur mon objectif de 400km (48 tours, 408km).\nAinsi je boucle mon 36ème tour à 7h, c’est enfin l’aube, j’enlève les loupiottes et repars pour 3 tours, remotivé par la lumière du jour. A 8h30, j’entame mon 40ème tour. Il me reste 9 tours pour atteindre 48 tours et ses 400km. Je sais que je ne les ferais pas en moins de 4h30, ce qui me laisse une heure de rab’ pour les pauses et, éventuellement, un dernier tour.\nJe découpe ces 9 tours en trois triplettes. Je commence à compter chaque passage difficile en me disant que cette côte, je te grimpe encore 7 fois et cela voudra dire que c’est fini. Je ne suis plus vraiment lucide, je fixe mon attention sur la trace que j’emprunte, et sur le menu de ma prochaine pause.\nA 10h, j’ai fini ma première triplette, je m’arrête un bon quart d’heure, je suis dans les temps mais il reste encore 4h. Il faut alors faire preuve d’abnégation et d’espérer que son corps va tenir le coup face aux sollicitations. Il n’y a pas beaucoup d’endroits où je n’ai pas mal, la douleur aux jambes quand j’appuie fort reste la plus aiguë. Je lève alors un peu le pied et les choses ne vont du coup pas si mal!\nJe finis la deuxième triplette à midi moins le quart, je suis parfaitement dans les temps. Je crois Judi qui me dit qu’il lui manque un tour dans le classement, car il est censé avoir un tour d’avance. A vrai dire je n’y fait pas vraiment attention, ce que je réalise suffit à ma satisfaction. Je suis plus là pour le dépassement de soi que pour la première place. D’ailleurs je dis à Judi que je ne compte pas faire 4 tours dans les deux dernières heures, je suis trop épuisé. Je repars avec lui, je le laisse partir et je le verrais arrêté au tour suivant. Il a été vraiment meilleur que moi, il mérite amplement sa première place.\nLes deux tours suivants sont difficiles, mes jambes ne répondent pas et je n’ai plus de jus. J’insiste un peu et je passe à 13h sur la ligne. C’est le dernier tour. J’essaye d’aller vite, mais je n’y arrive pas. Je donne ce qu’il me reste et je passe la ligne à 13h25. J’ai largement le temps de boucler un dernier tour, mais depuis quelques heures je décompte les tours un à un, jusqu’au zéro tour, synonyme de repos et d’objectif atteint. Alors c’est non, je ne pédale plus!\nJ’attends un peu Judi pour le féliciter, je ne le verrais pas. J’apprendrais qu’il a finalement fait un tour supplémentaire, bravo! Et vu les temps, il n’a pas chômé sur ses trois derniers tours!\nJe rejoins mon camp de base, j’y retrouve des amis et Aurélie, je suis un peu perdu, un peu stone. Je prendrais une douche chez mon pote de Cergy, je me débarbouille et range toutes les affaires avant le podium. Mon corps me rends bien les heures d’effort, mes muscles sont douloureux et je ne peux pas me baisser…\nOn rejoins le podium, on me demande si je vais réussir à monter dessus, c’est vrai que j’ai une sale tête! J’ai bouffé de la poussière pendant 24h sans fermer l’oeil, j’ai les yeux injectés de sang. Il n’y a pas de lot en dehors de la tombola, je trouve ça bien. En effet, on aura vu beaucoup de triche dans la nuit, mettre l’accent sur la compétition empirerait le problème.\nJe me fais conduire jusqu’à Rennes avec deux étapes, repas et douche. Je ne dors pas vraiment dans la voiture, je suis donc pressé de me coucher, il est 22h, une longue et belle journée viens de se terminer. Et comme je l’ai découvert à la radio dans la soirée, les souvenirs se gravent pendant notre sommeil, j’associerais peut être une future douleur physique à ces 24H qui ont vraiment été difficiles!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/08/24h-de-cergy-2010/","summary":"Contrairement à l’année dernière où je ne pouvais pas participer, j’ai voulu prendre ma revanche sur les 24H de Bonnac où j’ai pas vraiment été à la hauteur (même pas 200km!). La logistique commence à être bien rodée, je sais de quoi j’aurais besoin, sans remplir la voiture jusqu’au plafond. Je déci","title":"24H de Cergy 2010"},{"content":"\nC’est encore pas plat comme coin!\nLes vaches vous passent le bonjour.\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/08/suisse-normande/","summary":"C’est encore pas plat comme coin! Les vaches vous passent le bonjour.","title":"Suisse normande"},{"content":"Et bien voilà, je suis arrivé à mon camping, sise à Putanges Pont Écrepin. Autant dire plouc city…\nAprès mon départ à 6h30 ce matin de la maison, j’ai pris le train à Rennes pour Évron. Sur le vélo à 8h passées, je commence par monter pour accéder à la forêt de Sillé. Je rencontre mon premier « mini col », je trouve ça un peu ridicule de mettre un panneau pour un col même pas référencé sur les cartes IGN mais ça doit faire plaisir au maire…\nAprès la forêt je pars vers les Alpes Mancelles. Le coin de Saint Léonard des bois est vraiment joli, avec de belles bosses! Je passe par le col de St Sulspice ensuite, pas vraiment net, ça monte et ça descend par paliers. Je m’arrête à Villaines la Juhel, Super U et pas d’endroit pour manger dans le bled. C’est même un peu moche… Je continue ma route et m’arrête dans un chemin au bord de la départementale, bof.\nJ’enchaine par le mont des avaloirs, dont la maconnerie m’impressione. Deux murs de 6 étages soutiennent une énorme coupole sur laquelle on monte pour le panorama. Ils forment pas que des branques à l’ENPC…\nLa suite sera une succession de montées et descentes à travers la forêt d’Écouves, avec pas mal de sommets au dessus des 400. J’essaie de suivre un cyclosportif sur la fin de l’une d’elle, après m’avoir félicité en me doublant (il a du avoir du mal à refaire son retard 🙂 ). Il est à fond, ça me brûle les cuisses et les poumons, j’y arrive pas. 100m plus loin il reprend son rythme, le même que le mien…\nEn allant à Carrouges, je me prends un bon vent de face, avec trois montées qui pourraient être des cols… Je m’arrête et bois deux bons demis (et de l’eau…). Il me reste à peine 40km, c’est facile pendant 20 bornes et je suis bien content de voir le clocher de Putanges.\nPersonne ne réponds à mes bonjours dans le camping pendant que je m’installes… La boulangère ne vend pas de demi baguette… La seule personne sympa est l’arabe qui tient l’épicerie. C’est assez ironique en ce moment…\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/08/elle-est-belle-la-france/","summary":"Et bien voilà, je suis arrivé à mon camping, sise à Putanges Pont Écrepin. Autant dire plouc city… Après mon départ à 6h30 ce matin de la maison, j’ai pris le train à Rennes pour Évron. Sur le vélo à 8h passées, je commence par monter pour accéder à la forêt de Sillé. Je rencontre […]","title":"Elle est belle la France"},{"content":"\nPoint culminant du massif armoricain, 400m et des brouettes…\nTemps dégagé, belle vue!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/08/mont-des-avaloirs/","summary":"Point culminant du massif armoricain, 400m et des brouettes… Temps dégagé, belle vue!","title":"Mont des Avaloirs"},{"content":"\nC’est vraiment sympa ce coin, bon ce n’est pas les Pyrénées mais ça grimpe bien quand même!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/08/petit-col/","summary":"C’est vraiment sympa ce coin, bon ce n’est pas les Pyrénées mais ça grimpe bien quand même!","title":"Petit col"},{"content":"Vu que je ne tiens pas en place, je repars deux jours, demain et vendredi.\nJe me suis préparé un parcours vallonné entre alpes mancelles et suisse normande, avec une petite nuit de camping entre les deux.\nJe prends le train pour aller à Evron et je rentre avec d’Avranche aussi…\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/08/next/","summary":"Vu que je ne tiens pas en place, je repars deux jours, demain et vendredi. Je me suis préparé un parcours vallonné entre alpes mancelles et suisse normande, avec une petite nuit de camping entre les deux. Je prends le train pour aller à Evron et je rentre avec d’Avranche aussi…","title":"Next!"},{"content":"Mais un peu glauque le repas…\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/07/fini/","summary":"Mais un peu glauque le repas…","title":"Fini!"},{"content":"Parti hier à 15h, nous voilà dans le Morvan ce soir.\nEncore 300 demain et 150 samedi.\nDeux demis avant la douche et je suis bourré…\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/07/km-546/","summary":"Parti hier à 15h, nous voilà dans le Morvan ce soir. Encore 300 demain et 150 samedi. 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Je me sens pas super prêt physiquement mais je suis impatient d’y être!","title":"C’est reparti!"},{"content":" 201006 from Gabriel Landais on Vimeo.\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/07/video/","summary":"201006 from Gabriel Landais on Vimeo.","title":"Vidéo!"},{"content":"Un petit récapitulatif du chemin parcouru!\nPour chaque jour, un lien vers le post correspondant.\nAu total, environ 1350km et 19 000m de dénivelé positif, soit à peine plus de 5kWh pour les ascensions!\nLes traces matin/après midi étaient hébergées sur GPSies, fermé depuis : elles ne sont plus consultables. Le tracé d’ensemble reste visible sur la page Itinéraire.\nPremier jour Deuxième jour Troisième jour Cinquième jour Sixième jour Septième jour Huitième jour Neuvième jour Dixième jour Onzième jour Dernier jour ","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/07/routes-empruntees/","summary":"Un petit récapitulatif du chemin parcouru! Pour chaque jour, un lien vers le post correspondant. Au total, environ 1350km et 19 000m de dénivelé positif, soit à peine plus de 5kWh pour les ascensions!","title":"Routes empruntées"},{"content":"Et voilà, c’est bientôt fini! La corniche basque jusqu’à Hendaye était pas extraordinaire, avec tous ces abrutis de 64 qui te doublent à 50cm…\nJ’arrive à la gare à 9h30 alors que mon train est prévu à 13h. J’aurais aimé me laver avant. Non seulement il n’y a pas de douche, mais pas mon train non plus…\nIl me reste que l’option TGV à 10h30, avec correspondance à 17h à Bordeaux… Le préposé me prends la tête, vu que les TGVs sont interdits aux vélos non emballés. Il calme pas vraiment le jeu, je erre dans Hendaye avant de trouve un supermarché pour acheter de quoi me sustanter et des grands sacs pour emballer mon vélo si vraiment je ne peux pas faire autrement.\nEn revenant on est calmé et vois avec le contrôleur où je peux me mettre.\nEt c’est parti pour 13h de voyage avant d’être (enfin) chez moi. Je suis dans le wagon « family » où une précaire payée par Disneyland fait l’animation aux enfants à coups de coloriages de Mickey et Minnie et autres chiens en ballon. En plus c’est joliment décoré… On en est rendu là?\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/07/retour-au-monde-reel/","summary":"Et voilà, c’est bientôt fini! La corniche basque jusqu’à Hendaye était pas extraordinaire, avec tous ces abrutis de 64 qui te doublent à 50cm… J’arrive à la gare à 9h30 alors que mon train est prévu à 13h. J’aurais aimé me laver avant. Non seulement il n’y a pas de douche, mais pas mon train […]","title":"Retour au monde réel"},{"content":"Départ très matinal ce matin, dans un épais brouillard de l’aube d’une chaude journée d’été. Je me suis prévu un parcours à l’arrach’ à travers le pays Basque.\nLa chaleur arrive assez vite, je suis à la peine dans les raidillons, je suis un peu cramé des dernières journées. J’achète à manger en Espagne, je pense pique niquer sur la petite route qui suit. Mais bon, la carte michelin n’indique pas toutes les montées et ça monte à 10% sur 3km. Je trouve enfin un endroit, pas terrible mais bon. En repartant le soleil cogne très fort, la route est en ciment défoncé, je m’arrête aussitôt dans un petit chemin au bord d’une rivière. Le sol est pas terrible, je sors le duvet et dort comme un bien heureux. Je suis réveillé par un couple de chevaux et leur poulain à clochette.\nC’est d’autant plus supportable que les ruisseaux sont bien frais. De l’eau glacée sur l’échine, cela vous remet les idées en place.\nDeux bosses plus tard, le presque dernier col me fait tirer la langue, je me demande un peu ce que je fais là. Le paysage basque me fait redevenir positif, dommage que la brume de chaleur gâche les photos…\nÀ la frontière je prends de quoi me caler et mange mon pain fromage dans Ainhoa. Encore un pseudo beau village qui a du acheter cher son joli panneau…\nIl reste le petit col de Saint Ignace, je suis bouilli mais il se monte vraiment facile!\nLe camping ne paye pas de mine, mais tellement mieux que ceux rupins de la côte…\nSoirée tranquille sur la place à boire de la bière et regarder la pelote, basques bien sûr!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/07/caliente/","summary":"Départ très matinal ce matin, dans un épais brouillard de l’aube d’une chaude journée d’été. Je me suis prévu un parcours à l’arrach’ à travers le pays Basque. La chaleur arrive assez vite, je suis à la peine dans les raidillons, je suis un peu cramé des dernières journées. J’achète à manger en Espa","title":"Caliente"},{"content":"Encore une belle journée, j’ai rajouté un col au programme!\nMarie Blanque est magnifique sous le levé de soleil dissipant les nuages. +600\nIchère est pas mal non plus, avec quelques passages à plus de 10%. +300\nJe remonte vers les sommets vers Labays puis Soudet. C’est raide et très long sur une toute petite route. Je suis à sec, je me ravitaille dans un petit torrent faute de mieux. Je n’ai toujours pas croisé de bistrot ou d’épicerie depuis que je suis parti, c’est désert! +1100\nJe redescend à Sainte Engrâce, premier village basque de mon périple. Je mange comme un chancre à l’auberge, arrosé d’un demi basque bien frais.\nLe dernier gros morceau est corsé, Bagargui. Après 3km à 10%, on redescend de plus de 100m… La vraie montée, c’est 800m en 7km. Je m’arrête 5/6 fois, je dois appuyer comme un bourrin pour avancer (c’est pas mon genre…). +1100\nLa descente fait des vagues avec des mini cols, c’est tellement facile 7% en fait… +200\nJ’arrive à St Jean Pied de Port, classique, courses repas douche dodo…\nDemain je vais faire un tour en Espagne, et ce sera la dernière journée complète!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/patte-de-cochon/","summary":"Encore une belle journée, j’ai rajouté un col au programme! Marie Blanque est magnifique sous le levé de soleil dissipant les nuages. +600 Ichère est pas mal non plus, avec quelques passages à plus de 10%. +300 Je remonte vers les sommets vers Labays puis Soudet. C’est raide et très long sur une tou","title":"Patte de cochon"},{"content":"Mon voisin de Concarneau (là où il n’y a pas la mer) m’offre le café à 6h45, c’est de bon aloi, j’émerge pas vraiment. Après avoir mangé un « Pepito », Suisse sans crème, je commence directement l’Aspin. Col agréable, comme tous ceux de la journée! Largement en avance pour manger, je m’arrête me faire arnaquer à Ste Marie de Campan. Bananes dégueux et coca de 20cl servi au bar… Je dis rien, mais bon faut pas déconner…\nJ’entame le Tourmalet aussitôt, le début est facile mais il fait 18km… Deux cyclos me doublent, comme un con je veux arriver avant eux. Ils ont des velos à 8kg, challenge…\nJe monte un peu en surrégime, mais c’est le matin et la chaleur ne me coupe pas les jambes. Arrivé à la Mongie c’est loin d’être fini avec 3-4km bien raides. Mes cyclos marquent le pas, victoire! La fin est toujours plus facile, la motivation de la satisfaction de bien monter un col comme celui ci n’est pas comparable à ce que j’ai pu connaître sur un velo (oui je suis un peu mytho 😉 ).\nJe fais une longue pause en haut pour bien savourer. La descente est géniale, merci les sacoches!\nJe me fais arnaquer une deuxième fois pour manger, passons sinon que c’était trop et que cela te mets une haleine de chacal cette charcuterie.\nLa descente vers Argeles Gazost est d’ailleurs pénible avec le vent et les remontées pas fraîches. Normalement je m’arrête là, mais bon je ferais bien un petit schelem avec l’Aubisque dans l’aprem… Il faut commencer par le Soulor avec son long plat au milieu. Le début est très dur, je digere et sue pas mal au soleil. Je fais une pause fontaine d’une eau excellente, et bien fraîche! La fin est dure comme mes jambes, avec des raidillons à 15%.\nEn haut la transition vers l’Aubisque est fermée, je me décide à pas y aller en voyant les gros travaux au loin… Je dois alors descendre dans la vallée, ma destination étant dans celle d’à côté. Je vise le bled Bruges, comme le film, mais aucun rapport. Je passe à ras des sucs du debut des hautes Pyrénées, c’est on/off : +10%/-10% tous les 200m. C’est que je suis cuit moi!\nJe fais mes courses chez le boulanger/épicier/coiffeur, qui me dit que le camping est fermé. Mais que c’est pas grave, il y en a un 15km plus loin dans la direction où je vais. Il y a juste un faux plat avant, 200m de dénivelé positif… Je pédale avec la tête, le camping est pas top mais à la hauteur de mes grandes exigences (plat, eau chaude).\nFin d’une de mes plus belles journée sur le velo, demain c’est un peu plus cool, et cette fois je me tiens à mon itineraire en gérant mon avance. Je suis à 3km de Marie Blanque, nickel pour m’echauffer!\nSinon le titre c’est parce que le Tour fera une étape de mes journées d’hier et d’aujourd’hui!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/letape-du-tour-ou-pas/","summary":"Mon voisin de Concarneau (là où il n’y a pas la mer) m’offre le café à 6h45, c’est de bon aloi, j’émerge pas vraiment. Après avoir mangé un « Pepito », Suisse sans crème, je commence directement l’Aspin. Col agréable, comme tous ceux de la journée! Largement en avance pour manger, je m’arrête me fai","title":"L’étape du Tour, ou pas"},{"content":"Yeah!\nCertain(e)s voulaient des preuves!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/coucou-den-haut/","summary":"Yeah! Certain(e)s voulaient des preuves!","title":"Coucou d’en haut"},{"content":"Après le requinquage d’hier, j’ai attaqué le Portet d’Aspet remotivé!\nJe m’arrête après 30 min au premier bistrot. Quel accueil encore! J’ai droit au Smecta, au coca, au café, au cake et à la tarte au citron. J’ai insisté pour pas prendre de fruit! La patronne est vraiment sympa, je passe un très bon moment avec deux « pélerineurs ».\nC’est pas le tout mais j’ai 3km à presque 10% à suivre!\nJe suis les conseils du patron du camping et monte à un rythme qui me convient mieux. J’arrive en haut en croisant la tenancière du bar et les deux marcheurs, on se souhaite mutuellement bon courage!\nJe coupe par le col d’Ares ensuite, pas si facile que cela et rejoint Bagnères de Luchon en fin de matinée. Je me pose 2h, je rencontre le velociste le plus bavard du monde et prends deux autres Smecta. Il me confie un autocollant à refiler au gars de la guérite en haut du col, j’accepte, forcément… Ils ont fait le même lycée et à la réunion des anciens il a récupéré des stickers avec l’emblème : une main tient le lycée symbolisé par ses quatres tours de défense anti aérienne dans chaque coin. J’étais venu faire regonfler mon velo à la base, va pour les anecdotes…\nIl me reste alors à monter le Peyresourde, col dit « facile » par ici. Et en effet c’est long, 14km, mais pas très pentu. Je monte les 800m assez bien, j’accélère même un peu vu que c’est mon dernier col. 1h30 après, je donne l’autocollant et paye la bière plein tarif, grrr. Pas de tarte au citron ici…\nJe redescend pleine balle jusqu’au camping d’Aurrein, avec la pluie… Arrivé ici cela s’arrête et on a été épargné par les orages cette fois ci.\nSoirée un peu glauque, pas grand chose d’ouvert. Mon voisin de camping est de Concarneau et fais de la moto en circuit, cela termine bien la journée!\nDemain Aspin et Tourmalet, YEAH!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/la-montagne-la-vraie/","summary":"Après le requinquage d’hier, j’ai attaqué le Portet d’Aspet remotivé! Je m’arrête après 30 min au premier bistrot. Quel accueil encore! J’ai droit au Smecta, au coca, au café, au cake et à la tarte au citron. J’ai insisté pour pas prendre de fruit! La patronne est vraiment sympa, je passe un très bo","title":"La montagne, la vraie!"},{"content":"Encore pas de réseau, vous avez donc le billet du 27 juin avec un peu de retard…\nDonc réveil avec une diarrhée bien désagréable, je pars en me sentant pas dans toutes mes dispositions…\nPour commencer un « vrai » col, 800m à monter en même pas 9km. C’est hyper dur, certains passages sont vraiment raides, je m’arrête plusieurs fois avec le mal de ventre. En haut je prends l’option ultra courte, ce sera mon seul col de la journée!\nJ’arrive à Saint Girons moitié decalqué, j’ai la bonne idée d’acheter du jus d’orange, laxatif comme tout le monde sait (ou pas). Je croise un gars qui fait le tour de France randonneur, 200km par jour pendant pratiquement un mois! On discute pas mal sur notre programme, je me sens bien nul par rapport à lui! Un local nous parle des cols qu’on doit prendre, ça c’est de la bonne info!\nJe monte tant bien que mal au camping sous l’orage, il pleut pendant une partie de l’après midi… le temps de faire une petite sieste dans la veranda!\nCela se calme en fin d’aprem, je monte la tente et mange des grilladed avec le couple qui tient le camping. Un bon moment, on parle velo et je suis remotivé!\nDemain bonne journée de montagne, j’espère que ça ira mieux!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/dure-journee/","summary":"Encore pas de réseau, vous avez donc le billet du 27 juin avec un peu de retard… Donc réveil avec une diarrhée bien désagréable, je pars en me sentant pas dans toutes mes dispositions… Pour commencer un « vrai » col, 800m à monter en même pas 9km. C’est hyper dur, certains passages sont vraiment rai","title":"Dure journée!"},{"content":"Voilà un titre bien mal choisi vu que j’ai pas traîné aujourd’hui!\nLe départ de Font Romeu est magnifique avec le lever du soleil, bien qu’un peu frais. La descente à Quillan est carrément froide, a 50 sans pedaler ça meule.\nJe suis déjà bien en avance, je fais mes courses pour le midi et me pose au bistrot. On est à 300m et je monte à 1450, à l’aise!\nDès le début un cyclo me double bon train, je sens le coup de bluff. Je monte à mon rythme, avec ma baguette sur le porte bagage. Je le double après 300m d’ascension, c’est le genre de moment que j’apprécie avec mes grosses sacoches!\nSur le plateau je croise l’Ariegoise, 4000 pelos en velo. Cela me motive bien, mais j’ai quand même bien faim et je fais un carnage à base de sardines et Hennaff, arrosé de coca et de bière.\nSur la fin du col je double encore quelques âmes vagabondes qui se demandent ce qu’elles font sur un velo…\nLa descente sur Ax les thermes est vertigineuse, et bien sympa! Je prens ensuite une grande route bien pénible, 20km à en chier. Je vois la route de l’Ariegoise à droite, dommage de pas les avoir suivi au col de Marmare…\nEnfin je les retrouve avant Tarascon, on roule a 40 comme des débiles, trop bien!\nIl me reste plus que 15 bornes pour arriver au camping, ce qui en feront 170…\nAu final je me suis bien cramé dans les cols sans mollir sur le plat. Demain j’escamote un peu l’étape pour arriver avant l’orage, et j’en garde un peu pour les suivantes!\nEnfin ici je capte pas le réseau, donc c’est plus vraiment du live blouging 😉\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/escargot/","summary":"Voilà un titre bien mal choisi vu que j’ai pas traîné aujourd’hui! Le départ de Font Romeu est magnifique avec le lever du soleil, bien qu’un peu frais. La descente à Quillan est carrément froide, a 50 sans pedaler ça meule. Je suis déjà bien en avance, je fais mes courses pour le midi et […]","title":"Escargot"},{"content":"Ainsi est le slogan de Font Romeu.\nJe confirme, la route pour y aller m’a paru bien longue!\nCe matin c’était pas mal, avec 30/40km de plat pour s’echauffer. J’ai coupé un peu par rapport à la « vraie » route, je fais ce que je veux d’abord!\nC’était très facile ce matin comparé à la suite… Une montée de 50km avec 1600m d’ascencion, c’est rude sous le cagnard! La pente est de plus en plus forte au fur et à mesure, et j’étais de plus en plus cramé! Une petite fontaine d’eau fraîche était la bienvenue pour rafraîchir! La route reliant Perpignan à Andorre, c’était un peu pénible la circulation, surtout qu’ici il y en a pas mal des 66 qui se croient sur une spéciale WRC…\nLe camping est tout en haut du bled, vivement demain que je redescende tout ça!\nSinon niveau développement, je suis un peu juste avec mon 30×27 dans les gros pourcentages, il faudra faire avec!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/changez-daltitude/","summary":"Ainsi est le slogan de Font Romeu. Je confirme, la route pour y aller m’a paru bien longue! Ce matin c’était pas mal, avec 30/40km de plat pour s’echauffer. J’ai coupé un peu par rapport à la « vraie » route, je fais ce que je veux d’abord! C’était très facile ce matin comparé à la suite… […]","title":"Changez d’altitude!"},{"content":"Et avant j’ai mangé son petit frère au pâté de campagne catalan…\nSinon il fait bon sur la place de Prades mais un peu trop chaud sur la route!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/dopage/","summary":"Et avant j’ai mangé son petit frère au pâté de campagne catalan… Sinon il fait bon sur la place de Prades mais un peu trop chaud sur la route!","title":"Dopage!"},{"content":"Repos!\nLa mer, le soleil, l’apéro, tout ça!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/quatrieme-jour/","summary":"Repos! La mer, le soleil, l’apéro, tout ça!","title":"Quatrième jour"},{"content":"Oui bon, il est très 31 mon titre, mais quand même, A POILEEEUUUHHHH!\nDépart difficile d’Auterive ce matin, il est 7h, les kilomètres d’hier m’ont un peu tués les cannes! C’est plat, monotone, pas de vent, je me traîne. Je préfère quand ca monte en fait!\nJe traîne ma misère toute la journée, avec quelques cols à 5/600 mètres, rien d’extraordinaire mais qu’est ce que c’est long!\nAprès manger un faux plat descendant vent dans le dos pendant 30km me remet dans le bain, il fait chaud, j’apprécierai presque.\nLes 20 derniers kilomètres sont horribles, j’avance plus, je suis sec! Le gros vent dans la gueule me fait regretter d’être là, je suis bien bien bien content d’arriver au mobil home des beaux parents. Il est 17h10, 200km en un peu plus de 10h, dans les temps!\nAprès c’est l(es)’apero(s), la Catalogne : saucisson, Rivesaltes et son melon, saucisse, patates et son rosé, ses nectarines (et toujours son rosé!).\nEt pour le digo un post sur le blog!\nDemain repos, tcho!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/a-poil/","summary":"Oui bon, il est très 31 mon titre, mais quand même, A POILEEEUUUHHHH! Départ difficile d’Auterive ce matin, il est 7h, les kilomètres d’hier m’ont un peu tués les cannes! C’est plat, monotone, pas de vent, je me traîne. Je préfère quand ca monte en fait! Je traîne ma misère toute la journée, avec qu","title":"A poil!"},{"content":"Levé 7h, départ 7h25, me voilà fixé sur le temps d’être prêt en demontant la tente.\nPas de troquet d’ouvert, je devrais attendre 9h pour mon café… C’est assez plat, toujours le vent dans le dos, je suis un peu en avance sur mon planning « rapide ».\nA 11h j’arrive où je suis censé déjeuner, je galère pour trouver mon pique nique, jour de marché et les rues sont bondées!\nJe me pose au bord de leur « lac » et repart un peu après midi. En oubliant mon opinel, comme un gros boulet!\nReste à peine 100 bornes, et les premiers 60km sont rudes! Cela ne fait que monter et descendre, je choisit de ne plus monter les faux plats en gros bourrin, petit plateau direct! Je sens ma masse comme jamais quand les pourcentages sont élevés, comme un gros boulet à la pate… Par contre en descente c’est l’effet toboggan, même quand cela ne descends qu’un tout petit peu!\nJ’arrive plus que dans les temps à 16h30, la fin était toute plate!\nBilan 180 km et une grosse fatigue, et demain sera bien plus dur!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/comme-un-gros-boulet/","summary":"Levé 7h, départ 7h25, me voilà fixé sur le temps d’être prêt en demontant la tente. Pas de troquet d’ouvert, je devrais attendre 9h pour mon café… C’est assez plat, toujours le vent dans le dos, je suis un peu en avance sur mon planning « rapide ». A 11h j’arrive où je suis censé déjeuner, je […]","title":"Comme un gros boulet"},{"content":"Le train pour Bordeaux, c’est déjà long mais avec 2h de retard, c’est presque relou!\nMe voilà sur le velo a 16h passées, j’ai juste prévu 86km qui deviendront 90, en me perdant en sortant de la gare (…) et avec une route dite « barrée ». J’ai essaye de filouter mais j’ai descendu puis remonté pour retomber sur les travaux, et ca passait, forcement ca passe toujours avec un Kona!\nJ’ai bien senti les sacoches dans les bosses, mais sur le plat ca roule pareil, surtout le vent dans le dos!\nRien de très joli sur la route, sinon la Garonne, mais ca reste moins bien que la Loire 😉\nMaintenant c’est pizza/rouge, yeah!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/merci-le-vent/","summary":"Le train pour Bordeaux, c’est déjà long mais avec 2h de retard, c’est presque relou! Me voilà sur le velo a 16h passées, j’ai juste prévu 86km qui deviendront 90, en me perdant en sortant de la gare (…) et avec une route dite « barrée ». J’ai essaye de filouter mais j’ai descendu puis remonté pour [","title":"Merci le vent!"},{"content":"\nDans la perspective de réaliser ce genre de voyage, je me suis équipé fin 2008 d’un magnifique Kona Honky Tonk 2009. Attaché au VTT, et n’ayant pas un gros budget, j’ai craqué pour ce vélo, qui m’a servi dans un premier temps de vélotaf.\nLe cadre est assez basique, en acier cromo avec des soudures bien visibles, la peinture a un côté retro qui ne me déplaît pas. D’ailleurs les gens s’étonnent que j’ai acheté ça il y a seulement quelques mois!\nCôté transmission, j’adore les manettes de dérailleur au cadre Dura Ace. C’est retro mais efficace! J’ai mis mon groupe Ultegra triple (pédalier/dérailleurs) avant de casser le dérailleur arrière ce mois ci… Je l’ai remplacé pour le moment par un XTR qui trainait dans un carton, malheureusement sans roulette de réglage pour affiner le changement des vitesses. J’espère trouver une solution avant de partir! Les pédales sont des Shimano mixtes, qui permettent de rouler non clipsé d’un côté.\nJ’ai fait monter des roues de VTC pour supporter le poids et les mauvais traitements. J’ai choisi des jantes Mavic A319 avec un moyeu XT à l’arrière et un moyeu dynamo Ultegra (DH-3N80) à l’avant. Avec des Schwable Marathon Plus, c’est du solide!\nDu côté des périphériques, j’ai gardé la tige de selle de base, en mettant une Brooks Swift dessus. Je ne suis pas vraiment sensible de l’arrière train, mais je sens une réelle différence avec les autres selles! J’ai récupéré une potence Thomson « bijou » pour la frime, avec une guidoline Brooks qui commence à partir en sucette… J’adore rouler sans gants dessus, il faut éviter de tomber par contre! Mon deuxième porte bidon accueille une caisse à outil, avec chambre à air, rustines, clés, dérive chaine, pompe, etc.\nPour les lumière j’ai fait confiance à Busch\u0026amp;Muller. Derrière c’est assez basique, avec un condensateur pour garder la loupiotte allumée et un grand réflecteur. Devant une IQ Cyo fait le boulot, j’ai connu bien des mobylettes qui éclairaient moins que ça!\nPour la bagagerie, un porte bagage Tubus Vega à l’arrière a été monté difficilement, les raccords au cadre en haut passant en plein dans la molette de réglage du frein. Il a fallu jouer de l’étau! Devant je suis passé à une fixation standard Kickfix, celle fournie avec ma sacoche Ortlieb n’ayant pas apprécié mon serrage un peu fort du mors…\nPour les bagages, ce n’est que du Ortlieb. Devant une grande sacoche de guidon, derrière deux sacoches standards. Au moins tout cela est étanche, on ne sait jamais!\nDu côté de l’équipement annexe, j’utilise un Garmin Etrex Vista HCX pour me guider et enregistrer la trace. Je lui fais confiance depuis de nombreuses années et cela se passe plutôt bien. L’appareil photo est basique, un Panasonic LS80. L’avantage de ces deux appareils est de fonctionner avec des piles AA, pas besoin de chargeur! Aussi, pour mon téléphone, j’ai investit dans un boitier convertissant le courant de quatre piles AA en USB. J’espère pouvoir charger mon téléphone deux fois avec un jeu de piles.\nPour l’habillement, j’utilise mes tenues standards, avec cuissard et maillot technique. Je prends des manchettes et des jambières pour le frais, ainsi qu’un coupe-vent/imperméable/gilet jaune pour les descentes et la pluie. Ce dernier a été acheté chez L2S, équipement technique au top mais qui a un certain coût…\nEnfin pour le camping, ma tente est une Vaude Bivi, toute petite mais toute légère. J’ai pris un « vrai » matelas auto gonflant pour le confort ainsi qu’un duvet bien douillet tout en étant léger!\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/materiel/","summary":"Dans la perspective de réaliser ce genre de voyage, je me suis équipé fin 2008 d’un magnifique Kona Honky Tonk 2009. Attaché au VTT, et n’ayant pas un gros budget, j’ai craqué pour ce vélo, qui m’a servi dans un premier temps de vélotaf. Le cadre est assez basique, en acier cromo avec des soudures [","title":"Matériel"},{"content":"L’été est là (?), le matériel est prêt, le planning se précise, reste plus qu’à rouler!\nEn arrivant à Bordeaux, je prends 3 jours pour rejoindre Argelès (sur mer!), avant d’attaquer la traversée des Pyrénées jusqu’à Hendaye.\nLes différentes couleurs permettent de voir ce que je compte faire chaque demi journée.\nMAJ 17/06/2010 : itinéraire mis à jour\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/2010/06/itineraire/","summary":"L’été est là (?), le matériel est prêt, le planning se précise, reste plus qu’à rouler! En arrivant à Bordeaux, je prends 3 jours pour rejoindre Argelès (sur mer!), avant d’attaquer la traversée des Pyrénées jusqu’à Hendaye. Les différentes couleurs permettent de voir ce que je compte faire chaque d","title":"Itinéraire !"},{"content":"Blog\u0026rsquo;n tracks — récits de voyages et de défis à vélo longue distance par Gabriel.\nPage à compléter. (L\u0026rsquo;ancien menu WordPress pointait vers une page « À propos » ; remplacez ce texte par le vôtre.)\n","permalink":"https://gabriel.landais.org/a-propos/","summary":"\u003cp\u003eBlog\u0026rsquo;n tracks — récits de voyages et de défis à vélo longue distance par Gabriel.\u003c/p\u003e\n\u003cblockquote\u003e\n\u003cp\u003ePage à compléter. (L\u0026rsquo;ancien menu WordPress pointait vers une page « À propos » ;\nremplacez ce texte par le vôtre.)\u003c/p\u003e\u003c/blockquote\u003e","title":"À propos"}]